Venezuela: Guaidó rentre lundi et appelle à manifester

L'opposant vénézuélien Juan Guaidó pose avec des partisans lors de son passage à Salinas, en Équateur, le 2 mars. (Rodrogo Biendia/AFP)
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L’opposant vénézuélien Juan Guaidó pose avec des partisans lors de son passage à Salinas, en Équateur, le 2 mars. (Rodrogo Biendia/AFP)
Le chef de l’opposition vénézuélienne Juan Guaidó annonce son retour lundi à Caracas à l’issue d’une mini-tournée en Amérique du Sud et appelle la population à manifester à cette occasion, dans un message publié dimanche sur Twitter.

« J’annonce mon retour au pays. J’appelle le peuple vénézuélien à se rassembler dans tout le pays [lundi] à 11 h » (10 h HE), écrit M. Guaidó, qui a bravé une interdiction de sortie du territoire en se rendant dans la Colombie voisine, puis au Brésil, au Paraguay, en Argentine et enfin en Équateur.

Juan Guaidó, président par intérim reconnu fin janvier par une cinquantaine de pays, demande à ses partisans de se montrer « attentifs aux comptes vérifiés » sur les réseaux sociaux qui les informeront sur les lieux de rassemblement. « Ça va bien, parce que nous sommes ensemble. Allez le Venezuela ! » ajoute-t-il.

Le retour de l’opposant représente un défi pour le président Nicolas Maduro, qui doit décider s’il l’arrête, au risque de provoquer une forte réaction internationale notamment de la part des États-Unis, ou le laisser rentrer sans encombre, bravant son autorité.

Juan Guaidó était sorti clandestinement du Venezuela il y a une dizaine de jours pour assister à un méga concert donné à Cucuta, à la frontière colombienne et soutenir le passage d’une aide humanitaire – finalement restée bloquée – avant d’entreprendre sa tournée où il a été chaque fois reçu en chef d’État.

M. Maduro a répété cette semaine que Juan Guaidó, en tant que chef du Parlement, se devait de « respecter la loi » et que s’il rentrait au pays, il devrait « rendre des comptes à la justice ».

M. Guaidó fait l’objet d’une enquête pour « usurpation » de pouvoir et est à ce titre interdit de sortie du territoire, même s’il n’a pas jusqu’à présent été formellement accusé par la Cour suprême.