Washington prudent sur l’imminence d’un test de missile en Corée du Nord

Image satellite captée le 22 février 2019 du complexe de recherche de Sanumdong, près de Pyongyang. (Digital Globe)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Image satellite captée le 22 février 2019 du complexe de recherche de Sanumdong, près de Pyongyang. (Digital Globe)
Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton, est resté prudent dimanche sur l’imminence d’un test de missile par la Corée du Nord, tout en rappelant que le président Donald Trump serait « très déçu » si c’était le cas.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton, est resté prudent dimanche sur l’imminence d’un test de missile par la Corée du Nord, tout en rappelant que le président Donald Trump serait «très déçu» si c’était le cas.

Questionné sur la chaîne ABC sur les informations selon lesquelles le régime de Pyongyang pourrait se préparer à un tir de missile ou de fusée, M. Bolton a abandonné son habituel ton polémique pour un discours très prudent.

«Je préfèrerais ne pas rentrer dans les détails à ce sujet», a-t-il répondu, alors qu’il était interrogé sur des images satellites publiées vendredi par la radio publique américaine NPR et montrant une activité inhabituelle sur le complexe de recherche de Sanumdong, près de Pyongyang.

M. Bolton s’est abstenu de dire si les États-Unis étaient au courant de toute activité suspecte sur des sites militaires nord-coréens lors du récent sommet entre le dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-un et M. Trump à Hanoï, mais il a prévenu que le régime de Pyongyang ne pouvait échapper à la surveillance de Washington.

«Nous savons exactement ce qu’ils font», a-t-il dit. « Nous voyons tout sans ciller et nous ne nous faisons aucune illusion sur ce que c’est».

Mais M. Trump «serait très déçu si Kim Jong-un faisait quelque chose comme ça», a-t-il noté.

Les États-Unis n’ont pas questionné directement le régime de Pyongyang à propos de ces images satellite, mais «il est possible que les Sud-Coréens aient parlé avec la Corée du Nord», a-t-il ajouté, précisant avoir prévu un entretien lundi avec son homologue sud-coréen.

Le temps joue en faveur de Washington et le président américain «n’est pas sous pression pour parvenir à un accord. Il veut le bon accord», a-t-il noté. Vu la situation économique de la Corée du Nord, «c’est nous qui avons l’avantage aujourd’hui, pas la Corée du Nord».