Les Casques bleus canadiens au Mali évacuent des civils

Évacuation de civils blessés, au Mali, le 23 avril 2019. (MINUSMA)
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Évacuation de civils blessés, au Mali, le 23 avril 2019. (MINUSMA)

La Force opérationnelle au Mali a mené une évacuation aéromédicale avancée dans la région de Hombori, Mali, après un incident impliquant un autobus civil.

Le 23 avril dernier, un autocar de civils a heurté un engin explosif près d’Hombori, dans la région de Mopti. Le car effectuait la liaison entre Bamako et Gao et avait environ 45 passagers à son bord. Il était escorté par plusieurs véhicules de l’armée malienne, mais c’est bien le car qui a sauté sur l’engin explosif improvisé.

La veille, c’est un véhicule militaire qui circulait presque sur le même tronçon routier qui a sauté sur une mine, et qui a tué deux militaires.

La MINUSMA a apporté son soutien aux secours, en prenant en charge l’évacuation de 14 blessés civils, du camp des FAMa d’Hombori, à l’hôpital de Gao. La MINUSMA, via les militaires canadiens, a assuré le transport aérien à Gao et le transport terrestre vers l’hôpital, ainsi que la sécurité tout au long du voyage.

Ce sont donc deux CH-146 Griffons et un CH-147 Chinook qui ont été envoyés.

«Nous déplorons toute violence entraînant des pertes civiles et nous offrons nos sincères condoléances aux personnes touchées», affirment les Forces armées canadiennes.

Un des passagers a trouvé la mort au cours de l’incident.

C’est la neuvième évacuation aéromédicale menée par les troupes canadiennes de l’Opération PRÉSENCE au Mali, depuis le début de la mission à l’été 2018, et la première impliquant des civils.

La mission prendra fin officiellement le 31 juillet prochain, mais ne sera toutefois pas renouvelé ou même simplement étendu de quelques mois comme le demandent les Nations Unies, faisant craindre une «interruption des services alarmantes».

La Roumanie, qui doit commencer sa mission en octobre, n’est en effet pas en mesure d’avancer de quelques mois car ses équipages ne sont pas encore prêts et la logistique pose plusieurs problèmes, comme l’ont constaté plusieurs députés fédéraux récemment.