Une conférence sur l’ESPT a réuni les ministres de la Santé, de la Sécurité publique, de la Défense et des Anciens combattants

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Une photo du ministère franĉais des Armées illustrant l'état de stress post-traumatique. (Ministère des Armées)
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Une photo du ministère franĉais des Armées illustrant l’état de stress post-traumatique. (Ministère des Armées)
Dans le cadre des efforts déployés pour lutter contre l’ESPT, le gouvernement du Canada a réuni des intervenants et partenaires de partout au pays, y compris des personnes qui ont été personnellement touchées par cet état, pour éclairer l’élaboration d’un cadre fédéral relatif à l’ESPT.

L’état de stress post-traumatique (ESPT) a des répercussions profondes sur les personnes, les milieux de travail, les collectivités et les familles qui en sont touchés. De nombreuses personnes sont plus susceptibles de développer un ESPT en raison de la nature de leur travail, mais tout le monde peut être touché à la suite d’une exposition à des événements traumatisants.

La conférence de deux jours a été convoquée Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, en collaboration avec Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Harjit S. Sajjan, ministre de la Défense nationale, et Lawrence MacAulay, ministre des Anciens Combattants.

Cette conférence  était l’occasion d’échanger des connaissances, des expériences et des points de vue afin que le cadre fédéral relatif à l’ESPT réponde aux besoins des personnes les plus touchées. Les discussions des participants ont porté sur la mise en commun des pratiques exemplaires, l’accroissement de la sensibilisation, l’amélioration des données pour combler les lacunes en matière de connaissances, et la participation à des recherches visant à mieux soutenir les personnes atteintes de l’ESPT.

Au cours de la conférence, le lieutenant-général à la retraite, Roméo A. Dallaire, a également fait part d’une grave blessure de stress opérationnel qu’il a subie lorsqu’il dirigeait la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Rwanda pendant le génocide de 1994. Son discours nous a rappelé le besoin continu de sensibilisation et de réduction de la stigmatisation associée aux blessures physiques, psychologiques et morales.

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M. Stéphane Lauzon, Secrétaire parlementaire au ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale  a également profité de l’occasion pour lancer la nouvelle version de Coach ESPT Canada, une application conçue pour informer les vétérans et leurs familles sur les symptômes découlant d’un traumatisme et leur gestion. Cette nouvelle version comprend un outil d’auto-évaluation amélioré, de plus amples renseignements sur les soins de santé professionnels et des renseignements à jour sur l’ESPT fondés sur la cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. L’application est un outil pratique qui permet aux vétérans et à leurs familles d’accéder à des renseignements sur l’ESPT de façon interactive.

La Conférence nationale sur l’ESPT répond à un élément clé de la Loi sur le cadre fédéral relatif à l’état de stress post‑traumatique.

Citations

« L’ESPT est un problème de santé important auquel le gouvernement du Canada s’est engagé à s’attaquer. Les connaissances acquises et les renseignements reçus dans le cadre de nos discussions à la Conférence nationale sur l’ESPT jettent les bases de l’élaboration d’un cadre fédéral qui répond le mieux aux besoins des personnes les plus touchées. Je suis certaine que nos efforts collectifs auront une incidence sur la vie des personnes atteintes de l’ESPT. »

Ginette Petitpas Taylor
Ministre de la Santé

« Les défis liés à la lutte contre l’ESPT sont considérables, et il est évident que nous avons besoin de l’apport de multiples secteurs pour créer un cadre qui sert au mieux les Canadiens. Bien que les besoins uniques du personnel de la sécurité publique se reflètent dans Supporting Canada’s Public Safety Personnel: An Action Plan on Post‑Traumatic Stress Injuries, il est important que cette communauté continue de participer à la discussion qui guide l’élaboration du cadre fédéral. Les leçons tirées de la mise en œuvre du Plan d’action seront cruciales pour éclairer l’approche de l’ensemble de la société à l’égard de cet important enjeu de santé publique. »

Ralph Goodale
Ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile

« Le service militaire impose des exigences uniques aux femmes et aux hommes des Forces armées canadiennes, alors leur santé et leur bien-être constituent notre priorité absolue. Cette conférence offre l’occasion de poursuivre la collaboration et la discussion entre les experts dans le domaine de la recherche et du traitement liés à l’ESPT. Ensemble, nous approfondirons notre compréhension de ces maladies et trouverons des moyens d’améliorer nos stratégies de prévention, d’éducation et de soins. »

Harjit S. Sajjan
Ministre de la Défense nationale

« Dans le domaine de la santé mentale, il est primordial de collaborer pour approfondir nos connaissances sur l’ESPT et la façon dont nous pouvons en atténuer les effets. C’est important pour les vétérans du Canada, car le service qu’ils rendent à notre pays peut accroître leur exposition à l’ESPT, de même que pour tous les Canadiens. Je suis fier du travail que le gouvernement du Canada a accompli pour faire de la santé mentale une priorité en s’engageant à élaborer un cadre relatif à l’ESPT qui assurera la disponibilité de l’information la plus récente aux Canadiens. »

Lawrence MacAulay
Ministre des Anciens Combattants

Faits en bref
  • L’exposition répétée au traumatisme peut avoir des répercussions profondes et durables sur la santé mentale et la résilience personnelle, en particulier chez les agents de la sécurité publique.
  • Le budget de 2018 a prévu 30 millions de dollars sur 5 ans pour améliorer la santé mentale et la résilience des agents de la sécurité publique, dont :
    • 20 millions de dollars sur 5 ans pour soutenir un nouveau consortium de recherche entre les Instituts de recherche en santé du Canada et l’Institut canadien de recherche et de traitement en sécurité publique (ICRTSP) dans le but de faire face aux blessures de stress post-traumatique chez le personnel de la sécurité publique partout au Canada, en particulier celui exerçant dans les collectivités rurales et éloignées; 
    • 10 millions de dollars sur 5 ans, à compter de 2018-2019, pour permettre à Sécurité publique Canada de collaborer avec l’ICRTSP à l’élaboration d’un projet pilote de thérapie cognitivo-comportementale sur Internet afin d’assurer aux agents de la sécurité publique un meilleur accès aux soins et aux traitements.
  • Le gouvernement du Canada a accordé 5 milliards de dollars sur 10 ans aux provinces et aux territoires pour améliorer l’accès aux services de santé mentale et de lutte contre les dépendances.
  • Le 8 avril 2019, le gouvernement du Canada a publié le Plan d’action sur les blessures de stress post-traumatique. Ce plan vise à soutenir le personnel de la sécurité publique par la recherche, la prévention, l’intervention précoce, la réduction de la stigmatisation, les soins et le traitement. Le cadre fédéral s’appuiera sur le Plan d’action et sur d’autres activités en cours liées à l’ESPT, et les complétera.