Corées: Moon Jae-in prêt pour un quatrième sommet avec Kim Jong-un

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Le leader nord-coréen Kim Jong Un porte un toast avec le président sud-coréen Moon Jae-in au banquet officiel du sommet intercoréen, le 27 avril 2018 à Panmunjom. (Korea Summit Press Pool/AFP)
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Le leader nord-coréen Kim Jong Un porte un toast avec le président sud-coréen Moon Jae-in au banquet officiel du sommet intercoréen, le 27 avril 2018 à Panmunjom. (Korea Summit Press Pool/AFP)
Le président sud-coréen Moon Jae-in s’est dit prêt lundi à aller n’importe où pour retrouver le leader nord-coréen Kim Jong-un pour un quatrième sommet, saluant la volonté de ce dernier de relancer les négociations avec les États-Unis.

Le dirigeant nord-coréen s’est dit vendredi ouvert à l’idée d’un troisième sommet avec le président américain Donald Trump si Washington arrivait à la table des négociations avec « la bonne attitude », deux mois après le fiasco, à Hanoï, de leur deuxième rencontre.

M. Moon, qui a été un des grands artisans de la détente sur la péninsule et du rapprochement entre Washington et Pyongyang, a salué « l’engagement ferme (de M. Kim) en faveur de la dénucléarisation de la péninsule » et appelé de ses voeux un nouveau sommet intercoréen, qui serait le quatrième en un an.

« Dès que la Corée du Nord sera prête, j’espère que les deux Corées pourront s’asseoir ensemble, quel que soit le lieu, quelle que soit la forme », a déclaré le président lors d’une rencontre avec ses principaux conseillers.

« Je ne ménagerai pas mes efforts pour m’assurer que le prochain sommet intercoréen soit un tremplin vers une opportunité encore plus grande et un résultat encore plus important. »

M. Moon a rencontré la semaine dernière M. Trump pour tenter de relancer le processus de paix.

Le premier sommet historique, en juin 2018 à Singapour, entre MM. Trump et Kim s’était terminé avec une déclaration commune très vague sur la « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ». Le deuxième, en février à Hanoï, s’est soldé par un fiasco, sans la moindre avancée concrète sur ce dossier, et même pas de déclaration.

Cette déconvenue avait soulevé des questions quant à l’avenir du processus. Au Vietnam, le Nord avait expliqué qu’il voulait la levée des seules sanctions pesant sur les conditions de vie des Nord-Coréens. Mais les États-Unis avaient considéré que Pyongyang exigeait de fait la disparition des principales sanctions sans proposer grand-chose de précis en retour.

Néanmoins, les deux camps avaient fait part de leur souhait de poursuivre les discussions.

M. Moon, de longue date un partisan du dialogue avec le Nord, milite pour la reprise des projets de coopération intercoréens. Mais ceux-ci risquent de violer les sanctions internationales imposées sur Pyongyang.