Exercices et engagements diplomatiques pour le NCSM Toronto en mer Noire

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Le NCSM Toronto à son arrivée à Odessa, en Ukraine. (Forces armées canadiennes)
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Le NCSM Toronto à son arrivée à Odessa, en Ukraine. (Forces armées canadiennes)
Depuis le 28 mars, le NCSM Toronto est en mer Noire pour une série d’exercices, de patrouilles et d’engagements diplomatiques, dans le cadre de l’Opération REASSURANCE. 45eNord.ca s’est entretenu par téléphone avec son commandant, le capitaine de frégate Martin Fluet.

Face aux mauvaises langues, d’emblée, le commandant du Toronto affirme que son équipage travaille pour assurer la paix et la sécurité dans la région.

Après avoir patrouillé en mer Méditerranée, la frégate de classe Halifax a passé le détroit du Bosphore dans la deuxième moitié de mars pour rentrer en mer Noire. Et depuis le 1er avril, aux côtés de la frégate espagnole Santa Maria, le Toronto était à Odessa (Ukraine), pour permettre aux Ukrainiens et Ukrainiennes de visiter le navire et d’engager avec la population.

Ces escales visent à renforcer les relations diplomatiques et en matière de défense avec des partenaires stratégiques.

Dès le 6 avril, les deux frégates rejoindront les autres navires du 2e Groupe maritime permanent de l’OTAN (SNMG2) ainsi que d’autres alliés, pour prendre part à un grand exercice naval durant une semaine.

Le scénario de l’exercice SEA SHIELD 2019 prévoit que les quelques 2000 participants devront apprendre à planifier et à mener une opération de réaction aux crises (CRO), dans le cadre d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), dans le contexte d’un environnement de sécurité caractérisé par des menaces symétriques et asymétriques.

Cette présence du Toronto et ses navires alliés dans la région intervient au moment même où l’OTAN a annoncé qu’elle allait augmenter le nombre de ses missions de renseignement en mer Noire et intensifier ses exercices militaires avec l’Ukraine et la Géorgie.

Même si Moscou promet de prendre les mesures nécessaires en cas d’apparition de navires de l’OTAN au large de ses côtes dans la mer Noire, le capitaine de frégate Fluet ne s’inquiète pas outre-mesure puisque jusqu’à présent «les contacts que nous avons eu avec les russes ont toujours été très professionnels et respectueux. Ils nous suivent à plusieurs miles nautique de distance, tout comme nous les suivons quand ils sont en Méditerranée».

Près de deux mois et demi après le départ de l’équipage de Halifax, le moral est très bon selon le commandant, qui rappelle que les militaires déployés ont tout le confort moderne à bord du navire et peuvent communiquer avec leur proche quasiment en tout temps.