Libye: le bilan est passé à 174 morts depuis le début de l’offensive des forces de Haftar sur Tripoli

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Photo prise le 12 avril 2019 montrant une colonne de fumée s'élever derrière des chars des forces loyales au Gouvernement d'union nationale (GNA) à Wadi Rabi, à quelque 30 km au sud de la capitale libyenne. (AFP)
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Photo prise le 12 avril 2019 montrant une colonne de fumée s’élever derrière des chars des forces loyales au Gouvernement d’union nationale (GNA) à Wadi Rabi, à quelque 30 km au sud de la capitale libyenne. (AFP)
Au moins 174 personnes ont été tuées et 758 blessées, dont des civils, depuis le lancement le 4 avril d’une offensive de l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar pour conquérir Tripoli, selon un nouveau bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

A Genève, le porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic, a précisé qu’au moins 14 civils avaient été tués et 36 blessés dans les combats.

Par ailleurs, l’organisation a indiqué avoir mobilisé de nouvelles équipes de chirurgiens pour venir en aide aux hôpitaux accueillant les nombreux blessés aux urgences et traumatologie.  

Les combats ont fait plus de 18 000 déplacés, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué lundi, avoir délivré du matériel médical d’urgence au ministère de la Santé pour venir en aide aux victimes, dans les zones les plus touchées, à Aïn Zara et Gasr ben Ghachir, au sud de la capitale.

« Alors que la situation sur le terrain se détériore et que le nombre de victimes augmente, les infrastructures sanitaires se trouvent face à un besoin critique d’aide », a-t-il ajouté.

Des combats violents opposent depuis le 4 avril en banlieue sud de Tripoli les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, à l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée du maréchal Haftar, l’homme fort de l’est libyen qui veut s’emparer de la capitale, siège du GNA.

En plus des combats au sol, les deux camps mènent quotidiennement des raids aériens et s’accusent mutuellement de viser des civils.