L’Otan « ne veut pas d’une nouvelle Guerre froide », dit son chef pour le 70e anniversaire

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Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg lors d'un discours devant le Congrès américain à Washington le 3 avril 2019. (Twitter/@SpeakerPelosi)
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Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg lors d’un discours devant le Congrès américain à Washington le 3 avril 2019. (Twitter/@SpeakerPelosi)
L’Otan « ne veut pas d’une nouvelle course aux armements » ou « d’une nouvelle Guerre froide » avec la Russie, mais elle saura se défendre si nécessaire, a déclaré mercredi son chef à l’occasion du 70e anniversaire de l’Alliance atlantique.

Lors d’un discours devant le Congrès américain à Washington, le secrétaire général Jens Stoltenberg a aussi lancé un appel à « préserver l’unité » des 29 Etats membres, alors que Donald Trump a par le passé bousculé les Alliés et que des disputes, comme actuellement entre Etats-Unis et Turquie, font régulièrement surface.

L’ex-Premier ministre norvégien s’est attiré plusieurs standing ovations des parlementaires républicains et démocrates, en rappelant notamment la « promesse solennelle » faite par les fondateurs de l’Alliance: « un pour tous, tous pour un » — un principe gravé dans le marbre de son traité mais parfois remis en cause par le président des Etats-Unis.

« Nous avons surmonté nos désaccords par le passé et nous devons surmonter nos différences à l’avenir », a-t-il plaidé.

« Il est bon d’avoir des amis », a-t-il insisté.

Identifiant la Russie parmi les « défis sans précédent » auxquels l’Otan est confrontée, il a exhorté une fois de plus Moscou à respecter le traité de désarmement sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF), signé avec les Etats-Unis pendant la Guerre froide.

Washington l’a dénoncé début février, en accusant Moscou de ne pas le respecter. Le président russe Vladimir Poutine a suspendu à son tour la participation de la Russie, et les négociations semblent dans l’impasse.

« La Russie est en violation du traité INF », a de nouveau dénoncé Jens Stoltenberg, pour qui « le temps presse ».

« Nous ne voulons pas d’une nouvelle course aux armements, nous ne voulons pas d’une nouvelle Guerre froide », a-t-il assuré. « Mais ne soyons pas naïfs. Un accord qui n’est respecté que par une partie ne garantira pas notre sécurité » et « l’Otan prendra toujours les mesures nécessaires pour garantir une dissuasion crédible et efficace », a-t-il martelé.

Comme la veille à la Maison Blanche, il a salué l’insistance de Donald Trump pour que les 28 autres Etats membres augmentent leurs dépenses militaires. « Ce message a un impact clair », et « renforce l’Otan », s’est-il félicité.