Trump envoie des «soldats armés» à la frontière après un incident avec des militaires mexicains

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Des soldats de la 19e infanterie, basée dans le Kentucky, installent des fils barbelés au bord du fleuve Rio Grande, à la frontière avec le Mexique, à Larado, au Texas, le 18 novembre 2018. (AFP/Archives/Thomas WATKINS)
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Des militaires américains près de la frontière mexicaine à Donna (Texas) le 6 novembre 2018. (AFP)

Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi envoyer des «soldats armés» à la frontière après un incident avec des militaires mexicains, qu’il a accusés d’être potentiellement complices de trafiquants de drogue.

«Des soldats mexicains ont récemment braqué avec leurs armes des soldats de notre Garde nationale, vraisemblablement dans une tactique de diversion pour des trafiquants de drogue à la frontière […] Nous dépêchons immédiatement des soldats armés à la frontière», a tweeté M. Trump.

Le président américain n’a pas précisé à quel événement il faisait référence, mais le Pentagone a confirmé dans un communiqué un incident remontant au 13 avril près de Clint, au Texas, lors duquel une demi-douzaine de soldats mexicains ont braqué deux soldats américains, qui se trouvaient dans un véhicule banalisé, et désarmé l’un d’entre eux.

«Les militaires mexicains ont cru que les soldats américains se trouvaient au sud de la frontière», mais ces derniers «se trouvaient bien sur le territoire américain», assure le Pentagone.

«Après une brève discussion entre les soldats des deux pays, les militaires mexicains ont quitté la zone», ajoute-t-il, soulignant que ses hommes avaient «suivi tous les protocoles et procédures appropriés».

Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration illégale l’un des fers de lance de sa présidence, a par ailleurs évoqué sur Twitter «une très grosse caravane de 20 000 personnes» se déplaçant au Mexique en direction des États-Unis.

«Le Mexique en a réduit la taille, mais elle continue de progresser. Le Mexique doit arrêter ce qu’il en reste ou nous serons contraints de fermer cette portion de la frontière et d’envoyer l’armée. Les coyotes et les cartels ont des armes!», a-t-il mis en garde, avant de saluer dans un autre tweet «le travail formidable» réalisé par la police aux frontières américaine.  

«Elle a déjà interpellé plus de 418 000 migrants clandestins cette année, beaucoup plus que l’an dernier» à la même époque, s’est félicité le milliardaire républicain.