Le Canada souligne l’importance des unités de milice noires dans le Haut-Canada entre 1812 et 1850

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Illustration du loyaliste noir Richard Pierpoint. (oeuvre de Malcolm Jones, avec la permission du Musée canadien de la guerre)
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Que ce soit durant la guerre de 1812 ou la Rébellion du Haut-Canada, les unités de milice noires ont instauré une tradition de service militaire témoignant de la détermination des Noirs à remplir les mêmes devoirs et défendre les mêmes droits que les sujets britanniques au Canada.

Aujourd’hui, Chris Bittle, député de St. Catharines, commémore l’importance historique nationale des unités de milice noires dans le Haut-Canada entre 1812 et 1850, au nom de Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de Parcs Canada. Une cérémonie spéciale s’est déroulée au lieu historique national du Fort-George afin de souligner l’occasion.

Enrôlés en nombre disproportionné par rapport à leur pourcentage de la population canadienne, les soldats noirs ont montré l’importance qu’ils accordaient au Canada, considérant notre pays comme un asile pour les anciens esclaves.

À l’éclosion de la guerre de 1812, de nombreux miliciens de descendance africaine se sont joints à des unités intégrées. En août 1812, une compagnie de miliciens exclusivement noirs (dont l’effectif atteint 38 hommes à un certain moment) est formée au sein de la 1re milice de Lincoln et prend part à l’assaut final de la bataille des hauteurs de Queenston. Au début de 1813, la compagnie se fait connaître sous plusieurs désignations différentes, dont celle du « Corps d’hommes de couleur », puis intégrée à la milice du Haut-Canada.

Les miliciens noirs servent également durant la Rébellion du Haut-Canada en 1837-1838. Tout au long de la Rébellion, la population noire du Haut-Canada appuie massivement le gouvernement en raison de la Loi antiesclavagiste du Haut-Canada de 1793, qui restreint l’esclavage dans le Haut-Canada, et de la loi qui abolit cette pratique dans tout l’Empire britannique en 1834. Ces décisions font du Haut-Canada un refuge relativement sûr pour les personnes qui fuient l’esclavage sévissant dans le Sud des États-Unis.

Le gouvernement du Canada s’est engagé à faire connaître aux Canadiens et aux Canadiennes les endroits, les personnes et les événements importants qui ont contribué au patrimoine diversifié de notre pays. Le processus de commémoration est en grande partie déterminé par des propositions du public. À ce jour, plus de 2 150 désignations ont été réalisées.

Le gouvernement du Canada célèbre les familles en offrant l’entrée gratuite aux jeunes de 17 ans et moins, et l’entrée gratuite pendant un an aux nouveaux citoyens canadiens dans les lieux de Parcs Canada depuis 2018 et dans les années à venir. Nous invitons les Canadiens et les Canadiennes à en apprendre davantage sur notre histoire – des phares aux champs de bataille, en passant par les quartiers historiques et les contributions des Autochtones au Canada – il existe un éventail extraordinaire d’endroits et d’histoires à découvrir.

Citations

« Au nom du gouvernement du Canada, j’ai le grand plaisir de commémorer les unités de milice noires dans le Haut-Canada entre 1812 et 1850 à titre d’événement d’importance historique nationale. Les désignations comme celle-ci témoignent de l’histoire foisonnante et diversifiée du Canada et j’invite tous les Canadiens et Canadiennes à en apprendre davantage sur les unités de milice noires dans le Haut-Canada ainsi que sur leur contribution importante aux efforts déployés pour préserver le Haut-Canada comme refuge pour les esclaves en fuite. »

Chris Bittle
Député de St. Catharines

Faits en bref
  • Dans le « Corps d’hommes de couleur » constitué exclusivement de Noirs durant la guerre de 1812, les miliciens noirs sont mis à contribution, au sein de l’infanterie, dans la bataille des hauteurs de Queenston ainsi que dans d’autres combats, en plus d’assumer des rôles de non-combattants en œuvrant à la construction de fortifications. 
  • Les miliciens noirs servent également durant la Rébellion du Haut-Canada, étant maintenus en poste jusqu’en 1850, afin qu’ils puissent s’acquitter de tâches variées, notamment en faisant des travaux de construction, en patrouillant aux frontières et en apportant une aide militaire aux autorités civiles.
  • Le gouvernement britannique continue de réduire sa présence militaire au Canada et les unités de milice noires sont démantelées le 30 avril 1850.