Infanterie 0010 #561 Le caporal-chef

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Bon avant tout, pour éviter de me faire dire de quoi du genre « commence donc par faire le cour de chef » il est vrai que je ne suis jamais monté plus haut que caporal. Je respecte ceux qui montent en grade mais pour ma part je ne me suis jamais vu dans leurs bottes.

Il faut dire que dès mon arrivée au bataillon je me suis retrouvé sous la tutelle de vieux caporaux de carrière autonomes et que assez vite je me suis retrouvé sur le genre de tâches qu’on donne à ces gars-là. Ce sont donc eux qui sont devenus mes « 22 » modèles. Si je le regrette ? Des fois oui.

Pour ce qui est du gag en tant que tel. Les caporaux-chef ne m’impressionnent pas plus qu’il ne faut. Je n’ai pas de mal à obéir aux ordres d’un chef qui a bien moins de temps d’armée que moi et qui fait encore de l’acnée, il est quand même mon supérieur. Mais je n’ai pratiquement jamais connu quelqu’un qui a raté son cour de chef. Et bien des NCOs m’ont dit qu’il faut juste un peu de volonté pour le réussir et d’autres m’ont affirmés n’avoir jamais, ou presque jamais, fait échouer un candidat.

J’en ai même déjà connu un qui avait échoué deux fois et quand il s’est pointé sur un troisième cours ses instructeurs ont finalement été trop découragés et l’ont fait passer

Et pourtant, certains s’enflent terriblement la tête une fois qu’ils sont caporal-chef. Voir même une fois qu’ils reviennent du cours de qualification. Mais bon ceci est un problème récurrent de notre société, lorsque tu donnes un peu de pouvoir à quelqu’un. Je rappelle que le grade de caporal est accessible à tous. Tout ce qu’il faut c’est au moins 4 ans dans les Forces, rien de plus. Le plus incompétent des soldat canadien est sûr d’être au moins caporal. Et pourtant, on peut le voir réagir de la même manière que ci-haut une fois qu’il est caporal