Face aux sanctions américaines, Rohani appelle les Iraniens à l’unité

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Le président iranien Hassan Rohani, lors d'une conférence de presse, le 22 avril 2019 à Téhéran. (AFP)
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Le président iranien Hassan Rohani, lors d’une conférence de presse, le 22 avril 2019 à Téhéran. (AFP)
Le président iranien Hassan Rohani a appelé samedi ses compatriotes à « résister et à rester unis » face à la pression des Etats-Unis contre la République islamique, dénonçant une « guerre » destinée à « briser leurs espoirs ».

Après s’être retirés unilatéralement en mai 2018 de l’accord international censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, les Etats-Unis ont rétabli en novembre de dures sanctions économiques contre l’Iran qui les juge « illégales ».

Washington a renforcé le 22 avril sa campagne de « pression maximale » sur l’Iran en annonçant la fin des dérogations qui permettaient encore à huit pays d’importer du brut iranien sans contrevenir aux sanctions extraterritoriales américaines.

« L’Amérique ne se lassera de ce jeu qu’une fois qu’elle réalisera qu’il ne la mènera nulle part. Nous n’avons d’autres choix que celui de résister et de rester unis », a déclaré M. Rohani dans un discours télévisé.

« Notre guerre aujourd’hui est une guerre sur l’espoir. (Les Etats-Unis) veulent briser nos espoirs, et nous devons briser les leurs » de défaire l’Iran, a-t-il estimé.

« Ils veulent supprimer nos réserves en devises étrangères (…) ils cherchent à semer la discorde dans notre pays. Ils veulent que nous soyons divisés, que nous nous dressions les uns contre les autres », a accusé le président iranien.

Depuis le 2 mai, la Chine, l’Inde, la Turquie, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l’Italie et la Grèce sont exposés à des sanctions américaines s’ils continuent d’acheter du pétrole iranien, conformément à une annonce du président américain Donald Trump.

Malgré ces mesures, M. Rohani a affirmé que l’Iran continuera de fournir du pétrole à ses principaux clients.

L’économie iranienne pâtit du renforcement des sanctions américaines contre le pays, avec une inflation en hausse, une monnaie en dévaluation et des importations devenues bien plus chères.