Israël rouvre les points de passage avec Gaza après neuf jours de fermeture

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Un camion de marchandises approche du point de passage de Kerem Shalom entre Israël et la bande de Gaza, le 15 août 2018. (AFP)
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Un camion de marchandises approche du point de passage de Kerem Shalom entre Israël et la bande de Gaza, le 15 août 2018. (AFP)
Israël a rouvert dimanche les points de passage avec la bande de Gaza, plus d’une semaine après les avoir fermés en raison d’une escalade de violence, a indiqué une porte-parole du ministère de la Défense, sur fond de trêve entre les deux camps.

Les points de passage d’Erez, pour les personnes, et celui de Kerem Shalom, pour les marchandises, ont été rouverts, a indiqué dans un communiqué la porte-parole de l’unité en charge des points de passage au sein du ministère de la Défense.

Les deux points de passage avaient été fermés la semaine dernière en plein milieu d’une flambée de violence qui a fait en quelques jours 25 morts du côté palestinien et tué quatre civils israéliens.

Les groupes armés palestiniens, le Hamas au pouvoir et le Jihad islamique, ont tiré des centaines de roquettes sur Israël, entraînant des tirs de représailles de l’Etat hébreu sur des cibles dans l’enclave.

Le calme est revenu le 6 mai après l’annonce par les Palestiniens d’un cessez-le-feu. Des responsables palestiniens ont affirmé qu’Israël avait accepté d’alléger le blocus imposé depuis dix ans à l’enclave, en échange du calme à la frontière.

Sans confirmer cette trêve, Israël a rouvert vendredi les zones de pêche au large de Gaza également fermées une semaine auparavant

Gaza, coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée, est le théâtre depuis mars 2018 de manifestations, le plus souvent accompagnées de violences, le long de la frontière, pour les droits des Palestiniens et contre le blocus imposé à l’enclave depuis plus de dix ans par l’Etat hébreu.

Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas, mouvement islamiste au pouvoir à Gaza et ennemi auquel il a livré trois guerres depuis 2008. 

Pour les observateurs critiques de la politique d’Israël, cela revient à une punition collective contre les deux millions d’habitants de Gaza. 

Les organisations palestiniennes ont prévenu que les hostilités risquaient de reprendre très vite sans mesure d’apaisement de la part d’Israël.