J-7 pour Keven Martel qui traversera d’un bout à l’autre le Canada

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Keven Martel pour le Programme Sans Limites. (@alaconqueteducanada/Facebook)
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Keven Martel pour le Programme Sans Limites. (@alaconqueteducanada/Facebook)
Le jour même où il fêtera ses 34 ans, ce 1er juin, Keven Martel va s’embarquer dans une aventure peu ordinaire : traverser le Canada de bout en bout, soit 10 000 kilomètres.

Que ce soit à pied, en vélo, en kayak, en ski de fond ou en raquette, Keven passera huit mois au nord du 50e parallèle, en commençant son expédition au Cap d’espoir (Terre-Neuve) et finira au point de jonction de la frontière Alaska-Yukon et de l’océan Arctique, dans le parc national Ivvavik (Yukon).

«Je commence à avoir vraiment hâte de commencer», de lancer l’aventurier en interview pour 45eNord.ca quelques jours avant son grand départ.

S’il a commencé à penser à faire cette expédition à l’âge de 25 ans, c’est finalement après 14 ans au sein des Forces armées canadiennes et un tour en Afghanistan en 2009 qui l’a marqué, que le vétéran s’est juré de finalement mettre son plan à exécution et de donner de la visibilité au programme Sans limites, qui aide les militaires et les vétérans à surmonter leurs blessures physiques ou mentales par le biais d’activités sportives.

«C’était primordial pour moi pour m’associer à une cause de me sentir vraiment interpellé et concerné. Dans mes dernières années d’armée, j’ai connu le programme Sans limites et je trouvai qu’il était pas si connu que ça, y compris chez les soldats. Je me suis aperçu que j’avais même des amis avec qui j’avais servi en Afghanistan qui en faisait parti».

Avec son drapeau Sans limites en poche, Keven prendra des photos dans chaque province et parlera du programme à tous ceux et toutes celles qui veulent l’entendre.

Évidemment, 10 000 kilomètres d’expédition, en solitaire, au nord du 50e parallèle ne sera pas de tout repos pour Keven Martel, qui redoute surtout deux choses : «Tout ce qui est partie marche dans le bois avec le sac à dos sur le dos car tout ce qui est poids va être important sur de longue distance sans route et sans personne et un autre point me stresse vraiment, ce sera la traversée du détroit de Belle Isle (entre Terre-Neuve et le Labrador) en kayak car le kayak c’est mon point faible et il y aura pas mal de courant. L’eau ça pardonne pas, alors la situation pourrait dégénérer assez rapidement», d’affirmer Keven.

Sur son chemin Keven s’arrêtera également dans trois bases militaires, soit Gander, Goose Bay et Cold Lake.

Son chemin à travers le Canada se faisant bien au nord du 50e parallèle, loin donc de la frontière américaine et des grandes villes qui la borde, Keven est bien conscient de l’augmentation des risques et du niveau de difficultés qu’il s’est imposé. Mais c’était cela aussi le but de l’expédition, «sortir des sentiers battus et de ma zone de confort». «Je voulais rencontrer les gens des Premières nations, loin dans le Nord, loin de toute l’agitation des grandes villes, de tout le monde».

Finalement, même s’il sera loin de tout, Keven sera bien équipé côté communications. «J’aurai un tracker sur moi et les gens pourront me voir en temps réel en allant sur mon site internet. J’aurai des moyens pour communiquer tous les jours avec ma conjointe et même avec les médias comme vous 45eNord si vous voulez faire le point à un moment donné au cours de mon expédition», d’affirmer Keven Martel.