Malgré Op HONOUR, toujours autant d’agressions sexuelles (VIDÉO)

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Un sondage mené en 2018 par Statistique Canada montre que malgré tous les efforts des Forces armées canadiennes (FAC), il y a eu autant d’agressions sexuelles dans leurs rangs qu’en 2016, lors du précédent sondage.

Ce sondage visait à connaître les expériences et perceptions des militaires au sujet de l’inconduite sexuelle dans les FAC, ainsi qu’à savoir s’ils étaient satisfaits des efforts déployés par les FAC pour traiter les questions d’inconduite sexuelle. 

Ce sont pas moins de 36 000 militaires qui ont répondu au sondage, entre septembre et novembre 2018.

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Les résultats montrent qu’en 2018, ce sont ainsi 900 membres (1,6%) de la force régulière des FAC qui disent avoir été victimes d’agression sexuelle.

Dans le cas de la Première réserve le chiffre monte à 2,2% des membres, soit 600 militaires.

Tout comme en 2016, les femmes qui servent au sein de la force régulière continuent d’être quatre plus susceptibles d’avoir été agressées sexuellement que les hommes.

Dans le cas de celles qui servent au sein de la force de réserve, elles sont six fois plus susceptibles d’être agressées sexuellement.

Le nombre de membres du personnel qui continuent d’être affectés par l’inconduite sexuelle est totalement inacceptable. Nous avons réalisé des progrès dans certains domaines, mais il est clair que nous devons faire davantage pour modifier les comportements et attitudes nuisibles qui sont à l’origine du problème.

Lieutenant‑général Paul Wynnyk, vice‑chef d’état‑major de la Défense

Tant dans la Force régulière que dans la Première réserve, plus de la moitié des agressions sexuelles survenues dans le milieu de travail impliquaient un pair.

Mince consolation, 94 % des membres de la Force régulière et 91 % des réservistes disent être très bien sensibilisés à l’égard de l’opération HONOUR.

Mais… aussi bien que dans la Première réserve (22%) que dans la Force régulière (16%), les militaires sont peu nombreux à aller chercher des services de soutien civils ou des Forces armées canadiennes.

Réagissant au rapport et à la réponse des Forces armées canadiennes, l’avocat Me Michel Drapeau a affirmé sans mâcher ses mots que la réponse était insultante et qu’on piétine une fois de plus les victimes de ces comportements sexuels inappropriés.

Il rappelle que pas plus tard que la semaine dernière, un rapport du Sénat a fait état de l’omniprésence des inconduites sexuelles et que l’Opération HONOUR «ne va pas assez loin et ne vient pas suffisamment en aide aux personnes qu’elle était censée protéger»

Selon lui, il ne faut pas y aller par quatre chemins et prendre le taureau par les cornes: il faut que la justice civile reprenne pleinement les cas d’agressions sexuelles! La justice militaire ne devrait plus avoir son mot à dire là-dedans.