La Marine royale canadienne renforce l’interopérabilité avec le Groupe aéronaval de la Marine nationale française

0
Le NCSM Regina exécute un déploiement conjoint en compagnie du porte-avions Charles de Gaulle de la Marine nationale française dans le cadre de l’Op ARTEMIS. (FAC)
Le 23 avril 2019, le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Regina a participé à un déploiement conjoint avec la force opérationnelle (TF) 473 française, un groupe aéronaval dont le fer de lance est le porte-avions à propulsion nucléaire Charles de Gaulle de la Marine nationale française.

Cette opération de coopération s’est déroulée dans la mer d’Oman et avait pour objectif de renforcer l’interopérabilité et d’améliorer les communications.

La journée a commencé par un exercice de défense aérienne (ADEX), au cours duquel des chasseurs Rafale M de la Marine française ont pris leur envol du porte-avions Charles De Gaulles pour effectuer des manœuvres au-dessus du Regina.

Alors que les chasseurs survolaient le bâtiment de guerre à moins de 200 pieds d’altitude, le central opérations du Regina bourdonnait d’activité. L’exercice visait à éprouver les capacités de guerre de surface du Regina par des exercices de repérage-engagement, d’alertes et d’autodéfense contre des attaques de source inconnue, des chasseurs et des bombardiers inconnus, et contre des missiles air-surface.

« L’ADEX a été très excitant pour notre équipe de guerre de surface qui devait suivre et repérer les chasseurs français », a souligné le lieutenant de vaisseau Adam Ness, officier de guerre de surface du NCSM Regina.

« Il est rare que nous ayons l’occasion de travailler avec un porte-avions et ses chasseurs, et c’était donc une occasion unique de mettre en pratique nos compétences dans ce domaine. Je suis heureux de mentionner que nous avons relevé ce défi avec succès. »

Dans l’après-midi, un hélicoptère NH90 de la TF 473 a exécuté des manœuvres au-dessus du pont du NCSM Regina, notamment de levage, d’élingage et d’atterrissage. Pour le détachement d’hélicoptère Cyclone embarqué du Regina, il s’agissait d’une occasion de mener un entraînement interarmées.  

« Les manœuvres au-dessus du pont de concert avec la Marine française se sont très bien déroulées. Travailler en compagnie d’autres nations, et constater comment elles opèrent et exécutent ces procédures, un peu différemment de nous, est une belle forme de perfectionnement professionnel », a souligné le capitaine Ryan Clarke du 443e Escadron, basé à Victoria (C.-B.).

En parallèle, l’unité de ravitaillement naval (URN) Asterix a mené un exercice de ravitaillement en mer des navires français Latouche-Tréville et Provence, de manière à démontrer la capacité de l’Asterix à appuyer nos partenaires et alliés.

La journée s’est terminée par une manœuvre de navigation en position rapprochée du NCSM Regina et du porte-avions Charles de Gaulle alors que les chasseurs Rafale M s’exerçaient à atterrir et à décoller.

« Cela a été une occasion unique pour un navire de guerre des Forces maritimes (Pacifique) d’opérer en compagnie d’une force opérationnelle française et d’autres bâtiments de guerre de l’OTAN », a déclaré le Capf Jake French, commandant du NCSM Regina.

« Je suis très fier des membres de mon équipage qui se sont intégrés avec succès à un groupe opérationnel multinational et qui ont mis en évidence les effets de déploiements conjoints sur les opérations. »    

À proximité du NCSM Regina se trouvaient aussi le navire McFaul de la Marine des États-Unis, le navire de guerre danois HDMS Niels Juel et le navire HMAS Ballarat de la Marine royale d’Australie. Les bâtiments de guerre opéraient tous au large des côtes d’Oman, dans la mer d’Oman, en compagnie de la TF 473.

Présentement, le NCSM Regina est déployé dans le cadre de l’Op ARTEMIS, une contribution permanente aux opérations visant à lutter contre le terrorisme et à assurer la sécurité maritime dans les eaux du Moyen-Orient et de l’Afrique orientale. 

Les commentaires sont fermés.