La France rapatrie de Syrie douze enfants orphelins de jihadistes

77
Des véhicules qui transporteraient des orphelins de jihadistes français quittent l'aéroport de Vélizy-Villacoublay le 10 juin 2019. (AFP)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Des véhicules qui transporteraient des orphelins de jihadistes français quittent l’aéroport de Vélizy-Villacoublay le 10 juin 2019. (AFP)
La France a rapatrié lundi matin douze enfants de jihadistes français qui se trouvaient dans le nord-est de la Syrie ainsi que deux Néerlandais qui seront remis aux Pays-Bas, a annoncé le ministère des Affaires étrangères. 

Les enfants français étaient tous des « orphelins, isolés et particulèrement vulnérables », « certains sont malades et dénutris » a précisé un représentant du ministère lors d’un point de presse, ajoutant que « des examens médicaux sont en cours ».

Ils avaient été remis dimanche par les autorités locales kurdes en Syrie à une délégation française.

C’est le deuxième retour de ce type organisé depuis la liquidation de l’ultime poche de résistance de l’Etat Islamique, dans l’est de la Syrie: cinq orphelins avaient été ramenés en France le 15 mars.

Par ailleurs une fillette de trois ans a été ramenée le 27 mars, dont la mère a été condamnée à la perpétuité en Irak. 

Selon le ministère français des Affaires étrangères, environ 450 ressortissants français affiliés à l’EI sont détenus en prison ou retenus dans des camps de réfugiés.

Le ministère a laissé entendre lundi qu’une troisième opération identique pourrait avoir lieu « dans le futur » et selon « les mêmes critères: orphelins, isolés, vulnérables ».

Les autorités kurdes ont, à maintes reprises, alerté sur la situation humanitaire du camp d’Al-Hol, réclamant plus d’aide. Les ONG ont aussi dénoncé des conditions extrêmes, notamment une malnutrition aiguë chez les enfants et le manque de soins médicaux.Ces camps du nord-est syrien accueillent aujourd’hui quelque 12.000 étrangers, dont 4.000 femmes et 8.000 enfants de jihadistes gardés sous haute surveillance. 

Parmi les pays concernés, la France se montre particulièrement réticente à récupérer ses ressortissants, y compris les enfants, qu’elle refuse a priori d’accueillir avec leur mère.