Les soldats américains appelés à repeindre le mur frontalier

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Les soldats américains appelés à repeindre le mur frontalier. (AFP)
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Les soldats américains appelés à repeindre le mur frontalier. (AFP)
Fuchsia ou kaki? Tout simplement noir? Aux couleurs du drapeau des États-Unis? Les soldats américains vont, à la demande du gouvernement, peindre le mur controversé à la frontière avec le Mexique pour notamment «améliorer son esthétique».

Le département de la Sécurité intérieure a annoncé dans mercredi au Congrès que les militaires allaient passer le mois à peindre une section du mur, en Californie, dans le «but premier» de l’embellir.

Le département n’a pas précisé la teinte retenue pour couvrir la couleur métallique, plus ou moins rouillée, qu’arbore aujourd’hui la barrière, quand elle n’a pas été décorée par des motifs d’artistes ou de manifestants.

Mais il a noté que le ravalement «pourrait avoir un bénéfice pour les opérations» de sécurisation de la frontière. La peinture pourrait rendre plus difficile de grimper le long du mur, ou rendre les migrants plus visibles, écrit-il aux parlementaires.

Selon le Washington Post, le président Trump a suggéré le mois dernier de choisir «un noir profond» qui absorbe la chaleur, afin de rendre le mur brûlant et impossible à escalader.

L’annonce de ces travaux a relancé la polémique sur l’usage du budget militaire pour construire le mur à la frontière sud des États-Unis.

«Un usage honteux de l’argent des contribuables», a tweeté le sénateur démocrate Dick Durbin. «Nos militaires ont un travail plus important à accomplir que d’embellir le mur de Trump», a-t-il ajouté.

Le milliardaire républicain a promis lors de la campagne présidentielle de 2016 d’ériger un mur le long des 3200 km de frontière avec le Mexique pour bloquer les flux de migrants en provenance d’Amérique centrale.

M. Trump avait aussi assuré que le Mexique allait «payer le mur». Une promesse qui ne s’est jamais matérialisée.

Confronté au refus de l’opposition de financer ces travaux, le président a déclaré une «urgence» à la frontière, ce qui lui permet de puiser dans les budgets du Pentagone.  

Il a également déployé des soldats pour aider les garde-frontières débordés.