L’Iran abat un drone-espion américain sur son territoire

Un drone RQ-4 Global Hawk, de Northop Grumman (Photo: Archives/US Air Force)
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Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir abattu jeudi un « drone-espion américain » qui avait violé l’espace aérien de la République islamique, selon la télévision d’État iranienne.

Les Gardiens «ont abattu un drone-espion américain qui s’était infiltré au-dessus de la province côtière d’Hormozgan, dans le Sud du pays», a indiqué Press TV, la chaîne d’information en anglais de la télévision d’État.

La province d’Hormozgan borde le détroit d’Ormuz.

L’appareil, un modèle Global Hawk (du fabricant américain Northrop Grumman), « a été abattu par leur force aérienne » près de Kouh-é Mobarak, dans le comté du port de Jask «après avoir violé l’espace aérien iranien», a ajouté la chaîne.

Le Pentagone a pour sa part confirmé jeudi que les forces iraniennes avaient abattu «de façon injustifiée» un drone de surveillance de l’US Navy qui se trouvait «dans l’espace aérien international».

«Les informations iraniennes selon lesquelles l’engin aérien survolait l’Iran sont fausses», a ajouté dans un communiqué l’état-major américain, dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Téhéran.

Selon le commandement central des forces américaines, le drone a été abattu par un missile sol-air iranien au-dessus du détroit d’Ormuz, à 23 h 35 GMT (19 h 35 à Montréal) mercredi.

«Il s’agit d’une attaque injustifiée d’un engin de surveillance américain dans l’espace aérien international», a dénoncé Bill Urban, un porte-parole de l’US Navy au sein du Pentagone.

L’Iran de son côté prévient que la violation de ses frontières constituait une « ligne rouge ».

L’armée américaine avait intensifié mercredi ses accusations contre l’Iran, qu’elle tient responsable de l’attaque d’un des deux navires-citernes touchés par des explosions le 13 juin en mer d’Oman.

L’incident, survient dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Iran et les États-Unis.

Téhéran a nié toute implication dans ces attaques, laissant plutôt entendre qu’il pourrait s’agir d’un coup monté des États-Unis pour justifier le recours à la force contre la République islamique.

Le système d’aéronefs sans pilote (UAS) RQ-4 Global Hawk peut voler à haute altitude pendant plus de 30 heures, recueillant ainsi des images haute résolution en temps quasi réel de vastes étendues de terrain par tous les temps, peut-on lire sur le site du fabricant Northrop Grumman son site web.