L’Iran exécute un «espion» de la CIA

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Dans le hall d'entrée de son quartier général, à Langley, en Virginie, le sceau de la Central Intelligence Agency (CIA) ou Agence centrale de renseignement »), l'agence de renseignement américaine chargée de l'acquisition du renseignement (notamment par l'espionnage) et de la plupart des opérations clandestines effectuées hors des États-Unis (Archives/CIA/Headquarters Tour)
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L’Iran a exécuté un prestataire du ministère de la Défense condamné pour espionnage au profit de l’Agence centrale du renseignement des États-Unis (CIA), a indiqué samedi l’agence de presse semi-officielle Isna, dans un contexte de tensions accrues entre Téhéran et Washington.

« Jalal Haji Zavar, un prestataire de l’organisation aérospatiale du ministère de la Défense qui était un espion pour la CIA et le gouvernement américain, a été exécuté », a précisé Isna, citant l’armée iranienne sans donner plus de détails sur la date de l’exécution.  

L’homme avait été condamné par un tribunal militaire et sa sentence a été exécutée à la prison de Rajai-Shahr dans la ville de Karaj, au nord-ouest de Téhéran.  

Selon Isna, M. Zavar a été « identifié par les services de renseignement du ministère de la Défense » et avait, au cours de l’enquête, « avoué explicitement espionner au profit de la CIA pour de l’argent tandis que des documents et des outils d’espionnage avaient été retrouvés à son domicile ».  

L’agence semi-officielle n’a pas précisé la date de son arrestation mais a noté qu’il ne fournissait plus ses services au ministère depuis l’année 1389 du calendrier persan (mars 2010-mars 2011).  

L’« ex-femme » de M. Zavar effectue pour sa part une peine de 15 ans de prison après avoir été condamnée pour « complicité d’espionnage », a ajouté Isna.

Mardi, l’Iran avait affirmé avoir démantelé un « nouveau réseau » d’espions et de « nouvelles recrues des Américains » liées à la CIA, selon l’agence de presse officielle Irna.  

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont atteint un nouveau pic avec la destruction jeudi par les Iraniens d’un drone américain « dans l’espace aérien iranien » selon Téhéran, Washington affirmant pour sa part qu’il se trouvait dans l’espace aérien international.  

Vendredi le président Donald Trump a affirmé avoir annulé à la dernière minute des frappes de représailles sur trois sites iraniens pour éviter un lourd bilan humain.