Afghanistan : six morts et une cinquantaine d’écoliers blessés à Kaboul dans un attentat taliban

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Des passants dans une rue de Kaboul devant un panache de fumée qui s'élève depuis le site d'une attaque, le 1er juillet 2019. (AFP)
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Au moins six personnes ont été tuées lundi et des dizaines d’autres blessées, dont une cinquantaine d’écoliers, par l’explosion d’une voiture piégée conduite par un kamikaze, suivie de l’irruption d’hommes armés dans un bâtiment du centre de Kaboul, une attaque revendiquée par les talibans.

L’attentat intervient alors que des discussions de paix sont en cours depuis samedi à Doha entre les insurgés et des représentants américains.

Il a fait six morts, quatre civils – dont un enfant – et deux membres des forces spéciales, et 84 civils blessés, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi.

Wahidullah Mayar, le porte-parole du ministère de la Santé, a de son côté fait état de 116 blessés. Les bilans humains sont souvent contradictoires en Afghanistan, même entre administrations.

« Le prix fort »

La cinquantaine d’enfants blessés, qui se trouvaient dans cinq écoles endommagées par la déflagration, ont été touchés par des éclats de verre, a annoncé le ministère de l’Education. Leurs jours ne sont pas en danger, a-t-il été précisé de même source.

Certains ont toutefois été blessés « sérieusement » quand « le toit de leur école primaire s’est effondré », a fait savoir l’ONG Save the children dans un communiqué.

« Les enfants paient encore une fois le prix fort pour près de deux décennies de conflit en Afghanistan (…), l’un des pays au monde où il est le plus dangereux d’être un enfant », a regretté Onno van Manen, le directeur de cette ONG en Afghanistan, appelant toutes les parties à « cesser les combats près des écoles ».

L’ONG Emergency, qui dit avoir traité 45 patients, dont 17 enfants, a diffusé la photo d’un jeune adolescent blessé, porté par un adulte, un cahier et un crayon à la main, devant son hôpital de Kaboul.

L’attaque visait « un centre logistique et d’ingénierie du ministère de la Défense », a affirmé le porte-parole des talibans Zabiullah Mujahid dans un communiqué, ajoutant qu' »un grand nombre d’assaillants » avaient ensuite pénétré dans ce bâtiment. 

L’attaque a débuté avec l’explosion de la voiture, qui a été ressentie à deux kilomètres de distance et a généré une importante colonne de fumée.

Zaher Usman, un employé gouvernemental, se trouvait dans son bureau, à 150 mètres de là. « Lorsque j’ai ouvert les yeux, le bureau était rempli de fumée et de poussière et tout était détruit. Mes collègues hurlaient », a-t-il raconté à l’AFP.

Le quartier visé abrite aussi les sièges des fédérations afghanes de football et de cricket.

L’explosion a également affecté les locaux de la chaîne Shamshad TV, qui a brièvement cessé d’émettre avant de diffuser en direct des images de ses locaux très endommagés.

La déflagration a « détruit toutes les vitres et les portes » de Shamshad TV, a dit l’un de ses présentateurs, Hashmat Stanikzai, soulignant avoir été « terrifié ». 

Négociations à Doha

Des discussions, entamées en septembre dernier entre les Etats-Unis et les talibans en vue de trouver enfin une issue au conflit en Afghanistan, ont repris samedi au Qatar, selon une source talibane.

Elles portent sur quatre points principaux: le retrait des troupes américaines, l’assurance que l’Afghanistan ne servira pas de refuge à des groupes terroristes voulant attaquer d’autres pays, un dialogue inter-afghan et un cessez-le-feu permanent.

Si les deux parties semblent s’accorder sur les deux premiers points, les insurgés freinent sur les deux suivants.

« Une fois que le calendrier de retrait des forces étrangères sera fixé en présence d’observateurs internationaux, nous entamerons les pourparlers avec la partie afghane », a tweeté lundi Suhail Shaheen, le porte-parole politique des talibans à Doha.

L’attentat de lundi « illustre la nature criminelle inhérente » des talibans, a de son côté tweeté le chef de l’exécutif afghan Abdullah Abdullah, appelant à « punir les mécréants ». 

En visite la semaine dernière à Kaboul, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo avait dit espérer un accord de paix avec les talibans « avant le 1er septembre ». Une élection présidentielle est prévue pour le 28 septembre en Afghanistan.

Au moins une personne est morte et une cinquantaine d’écoliers ont été blessés par l’explosion lundi d’une voiture piégée, suivie de l’irruption d’assaillants armés dans un bâtiment du centre de Kaboul, une attaque revendiquée par les talibans.

Les enfants, qui se trouvaient dans cinq écoles partiellement endommagées par la déflagration, ont été blessés par des éclats de verre, a annoncé le ministère de l’Education. Leurs jours ne sont pas en danger, a-t-il été précisé de même source.

Le Dr Wahidullah Mayar, le porte-parole du ministère de la Santé, a de son côté fait état d’un bilan d’un mort et de 93 blessés.

Cette attaque, survenue dans le quartier de Puli Mahmood Khan, visait « un centre logistique et d’ingénierie du ministère de la Défense », a affirmé le porte-parole des talibans Zabiullah Mujahid dans un communiqué, ajoutant qu' »un grand nombre d’assaillants » avaient ensuite pénétré dans ce bâtiment. 

Elle intervient dans le contexte des discussions de paix qui sont en cours depuis samedi à Doha entre talibans et représentants américains.

Des hélicoptères survolaient la zone de l’explosion et des échanges de tirs étaient sporadiquement audibles. Une colonne de fumée s’élevait dans le ciel.

« Les assaillants se trouvent près de la tour Gulbahar (qui abrite un centre commercial et des appartements, NDLR). La zone est bouclée », a dit à l’AFP un porte-parole de la police, Firdaws Faramarz. 

« Jusqu’ici, dix personnes ont été secourues et emmenées en sécurité » et un assaillant a été tué, a déclaré Nasrat Rahimi, le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

L’attaque a débuté avec l’explosion d’une voiture piégée, qui a été ressentie à plus de deux kilomètres de distance. « Puis plusieurs assaillants ont attaqué un bâtiment », selon M. Rahimi.

Zaher Usman, un employé gouvernemental, se trouvait dans son bureau, à 150 mètres du lieu de l’explosion et a été légèrement blessé par des débris. « Lorsque j’ai ouvert les yeux, le bureau était rempli de fumée et de poussière et tout était détruit, mes collègues hurlaient », a-t-il raconté à l’AFP.

Le quartier visé abrite aussi les sièges des fédérations afghanes de football et de cricket.

« Une énorme explosion s’est produite près du portail de la fédération », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la Fédération de football, Shams Amini.

« Certains de nos collègues sont à l’intérieur, nous entendons parler de blessés. Nous ne savons pas si des assaillants sont entrés dans le bâtiment », a-t-il ajouté.

L’explosion a également affecté les locaux de la chaîne Shamshad TV, qui a brièvement cessé d’émettre avant de diffuser en direct des images de ses locaux, très endommagés.

La déflagration a « détruit toutes les vitres et les portes » de Shamshad TV, a dit l’un de ses présentateurs, Hashmat Stanikzai, soulignant avoir été « terrifié ». 

Négociations à Doha

Cette attaque est survenue quelques jours après le commencement, samedi au Qatar, de nouvelles discussions entre les Etats-Unis et les talibans en vue de trouver une issue au conflit en Afghanistan, selon une source talibane.

La reprise des pourparlers dans la capitale du Qatar avait déjà coïncidé avec une attaque des talibans qui a coûté la vie à au moins 25 membres de milices progouvernementales dans le nord de l’Afghanistan.Les discussions ont été entamées en septembre dernier et elles portent sur quatre points principaux : le retrait des troupes américaines, l’assurance que l’Afghanistan ne servira pas de refuge à des groupes terroristes voulant attaquer d’autres pays, un dialogue inter-afghan et un cessez-le-feu permanent.

Si les deux parties semblent s’accorder sur les deux premiers points, les insurgés freinent sur les deux suivants.

« Une fois que le calendrier de retrait des forces étrangères sera fixé en présence d’observateurs internationaux, nous entamerons les pourparlers avec la partie afghane », a tweeté lundi Suhail Shaheen, le porte-parole politique des talibans à Doha.

L’attentat de lundi « illustre la nature criminelle inhérente » des talibans, a de son côté tweeté le chef de l’exécutif afghan Abdullah Abdullah, appelant à « punir les mécréants ». 

En visite la semaine dernière à Kaboul, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo avait dit espérer un accord de paix avec les talibans « avant le 1er septembre ». Une élection présidentielle est prévue pour le 28 septembre en Afghanistan.