La Corée du Sud annonce des tirs de semonce contre un appareil russe

Photo fournie le 31 août 2017 par le ministère de la Défense sud-coréen montrant des bombardiers et chasseurs furtifs américains et sud-coréens lors d'un exercice militaire conjoint au-dessus de la Corée du Sud. (AFP/handout)
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Des chasseurs sud-coréens ont tiré mardi près de 400 coups de semonce et Tokyo s’est plaint à Moscou après la violation par un appareil militaire russe d’un morceau d’espace aérien revendiqué à la fois par la Corée du Sud et le Japon.

Séoul a affirmé qu’un A-50 russe était entré deux fois dans son espace aérien près des îles disputées de Dokdo, qui sont revendiquées sous le nom de Takeshima par Tokyo.

Les autorités sud-coréennes ont déclaré avoir réagi en déployant des chasseurs F-15K et KF-16 afin d’intercepter l’intrus, procédant à 80 tirs d’avertissement dans un premier temps, et 280 lors de la seconde violation. 

Moscou a démenti toute violation d’espace aérien. 

« Nous étudions cet incident très sérieusement et nous prendrons des mesures beaucoup plus dures si cela se reproduisait », a déclaré Chung Eui-yong, conseiller à la sécurité nationale, cité par la présidence sud-coréenne. 

Le Japon s’est plaint à Moscou.

« Nous avons appris que des avions militaires russes survolant la mer du Japon ce matin ont violé deux fois notre espace aérien près de Takeshima », a déclaré le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga. « Compte-tenu de ces informations, nous avons protesté fortement ».

Précisant que le Japon avait également déployé des avions militaires, le porte-parole a ajouté que Tokyo avait aussi protesté auprès de Séoul pour lui reprocher sa réaction « extrêmement regrettable ».

Selon l’armée russe, la plainte de Séoul découle d’une « zone de reconnaissance de défense antiaérienne » établie unilatéralement par la Corée du Sud, qui n’est ni prévue par le droit international ni reconnue par la Russie.

« Deux bombardiers Tu-95MS des forces armées russes ont effectué un vol planifié au-dessus des eaux neutres de la mer du Japon », a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué, affirmant par ailleurs qu' »aucun coup de semonce » n’avait été tiré par la Corée du Sud.

Selon l’état-major interarmées sud-coréen, un avion russe de détection A-50 a violé l’espace aérien de Séoul à deux reprises au large de sa côte orientale, contraignant l’armée de l’air à déployer ses appareils.

D’après Séoul, une première intrusion russe est survenue après 09H00 (00H00 GMT lundi) et a duré trois minutes. Puis l’avion russe est revenu et la seconde violation a duré quatre minutes. 

A un moment, les appareils sud-coréens et russe n’était qu’à un kilomètre de distance, selon la même source.

L’avion russe « ne semblait pas avoir d’intention hostile » car il « volait à vitesse constante », a cependant souligné une source militaire sud-coréenne.