Damas accuse Israël de «terrorisme d’État» après des frappes meurtrières

Capture d'image tirée d'une vidéo de l'AFP montrant de la fumée au-dessus de Damas après des informations faisant état d'une frappe israélienne dans la nuit, le 1er juillet 2019. (AFP)
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Les autorités syriennes ont accusé mardi Israël de « terrorisme d’État » après des frappes en Syrie imputées à l’État hébreu qui ont fait 15 morts, dont des civils selon une ONG.

Dimanche, l’agence officielle syrienne de presse Sana a affirmé que quatre civils avaient été tués dans un bombardement israélien en Syrie, pays en guerre et voisin d’Israël.

Israël, qui a refusé de commenter sur ce bombardement, confirme rarement ses frappes en Syrie, même si ces derniers mois il a revendiqué plusieurs attaques.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Israël a lancé des frappes près de Damas et dans la province de Homs (centre), faisant 15 morts, dont des civils.

« Les autorités israéliennes pratiquent de plus en plus le terrorisme d’État », a déclaré le ministère des Affaires étrangères syrien dans un communiqué rapporté par Sana.

« La dernière agression odieuse s’inscrit dans le cadre des tentatives constantes d’Israël de prolonger la crise en Syrie », a-t-il ajouté.

Après l’attaque, le ministère des Affaires étrangères syriennes a porté plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, selon Sana. Les actes « hostiles » d’Israël n’auraient pas été possibles sans le soutien de ses alliés à Washington, a ajouté l’agence.

Selon l’OSDH, les frappes de dimanche ont touché des positions iraniennes près de Damas et visé un centre de recherche et un aéroport militaire à l’ouest de la ville de Homs où des combattants du Hezbollah chiite libanais et des Iraniens sont déployés.

Depuis le début en 2011 de la guerre en Syrie, Israël a mené plusieurs frappes contre l’armée syrienne, mais aussi contre les forces de l’Iran et du Hezbollah, alliés indéfectibles du régime de Bachar al-Assad et deux grands ennemis de l’État hébreu implantés en Syrie.

Déclenché avec la répression de manifestations par le pouvoir, le conflit en Syrie s’est complexifié avec l’implication de puissances étrangères et des groupes djihadistes. Il a fait plus de 370 000 morts.