Les États-Unis veulent une coalition pour la liberté de navigation dans le Golfe

Photo fournie par l'US Navy le 24 avril 2019 montrant le porte-avions USS Abraham Lincoln et son escorte. Le navire croisait en mai dans le Golfe. (Archives|AFP)
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Les États-Unis souhaitent former une coalition pour garantir la liberté de navigation dans le Golfe, alors que la tension est élevée entre Washington et l’Iran, a déclaré mardi un haut responsable militaire américain.

La tension dans cette zone, par laquelle transite près d’un tiers du pétrole brut mondial acheminé par voie maritime, a culminé au cours des dernières semaines. Les États-Unis ont accusé l’Iran de plusieurs attaques contre des pétroliers, et l’Iran a abattu un drone américain.

« Nous contactons en ce moment un certain nombre de pays pour voir si nous pouvons assembler une coalition qui garantirait la liberté de navigation dans les détroits d’Ormuz et de Bab al-Mandeb », a déclaré le général Joseph Dunford, le chef d’état-major interarmes américain, dans une vidéo diffusée par l’agence Reuters.

« Je pense que probablement au cours des deux ou trois prochaines semaines nous déterminerons quelles sont les nations qui ont la volonté politique de soutenir cette initiative, et ensuite nous travaillerons directement avec les militaires pour identifier les capacités spécifiques qui soutiendront cette initiative », a expliqué le général Dunford, le plus haut gradé américain.

Les États-Unis, a-t-il dit, fourniraient « la connaissance et la surveillance du domaine maritime », et les navires-citernes seraient escortés par les nations sous le drapeau desquelles ils naviguent.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré en juin espérer que plus de 20 pays, dont les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, accepteraient de travailler ensemble sur la sécurité maritime.

« Nous aurons besoin de votre participation à tous », a dit M. Pompeo en s’adressant aux militaires. Le président Donald Trump, a précisé le secrétaire d’État, souhaite que ce soit une opération partagée « afin que les États-Unis n’aient pas à en supporter le coût ».