Marche de Nimègue 2019 : Jour 1 avec la 2e escadre Bagotville et le Régiment de la Chaudière [PHOTOS/VIDÉO]

Temps de lecture estimé : 3 minutes

Depuis 67 ans, les Forces armées canadiennes participent à une célèbre marche aux Pays-Bas: la Marche de Nimègue. Ce mardi 16 juillet 2019 marquait le début de la 103e marche. Des membres des équipes de la 2e escadre Bagotville et du Régiment de la Chaudière racontent pour 45eNord.ca leur expérience.

La Marche de Nimègue était à l’origine un exercice conçu pour améliorer la capacité de l’infanterie néerlandaise à parcourir de longues distances à pied en transportant de lourdes charges. Au fil du temps, toutefois, elle est devenue un événement international de quatre jours qui attire plus de 40 000 marcheurs civils en provenance de 84 pays, en plus de 6000 militaires qui désirent mettre à l’épreuve leur endurance physique et mentale. Aujourd’hui, la Marche de Nimègue est devenue l’événement le plus prestigieux en son genre.

En cette première journée de la 103e édition annuelle de la Marche internationale de quatre jours de Nimègue 44 702 participants ont commencé la marche de 40 kilomètres et 661 ne se sont pas rendus jusqu’au bout.

Le contingent de quelques 200 militaires des Forces armées canadiennes est constitué de 14 équipes formées de 11 ou 12 marcheurs provenant de partout au Canada, en plus d’invités spéciaux et de membres du personnel de soutien.

Journée 1: 43,3 kilomètres

En interview pour 45eNord.ca après cette première journée de 43,3 kilomètres exactement, le capitaine Victor-Joël Couture, officier de ravitaillement à la 2e escadre Bagotville déclare d’entrée de jeu que «l’évènement est incroyable!».

Il explique s’être porté volontaire pour prendre part à la marche, notamment en raison de l’Histoire militaire, dont il est passionné.

Évidemment, en tant qu’officier de ravitaillement à Bagotville, Victor-Joël a remarqué tout de suite le coté logistique de la marche et surtout au Camp militaire, qui regroupe près de 6000 d’entre eux.

L’entraînement préparatoire a eu lieu jusqu’à la toute dernière minute pour l’équipe. Il faut dire que le défi est important, puisque les participants doivent marcher 160 kilomètres en 4 jours.

L’ambiance l’a clairement marqué et il se souvient très bien parmi la foule nombreuse et compacte par endroits, de personnes âgées, en chaises roulantes, qui ont sans doute vu les Canadiens libérer les Pays-Bas lors de la Seconde Guerre mondiale, les applaudir à leur passage.

Le plus difficile? L’organisation du sac à dos! Si au cours de l’entraînement, à force, les membres s’étaient organisés, il a fallu tout refaire en arrivant à Nimègue.

Pour sa part, le capitaine François Picard, commandant-adjoint de la compagnie d’entraînement du Régiment de la Chaudière estime que c’est le nombre de gens qui a posé problème car il était des fois difficile d’avancer et de ne pas ‘spliter’ l’équipe.

Le Régiment de la Chaudière est reconnu pour avoir pris part à plusieurs batailles importantes, et en plus l’année 2019 marque le 150e anniversaire de sa fondation.

Que cela soit des visites dans les cimetières ou lieux de batailles, ou bien encore de rencontrer des historiens, les membres de l’équipe du régiment en sont ressortis avec des histoires pleins la tête sur leurs prédécesseurs au sein de l’unité.

«Sur l’une des tombes il y avait une phrase: ‘Vous vous êtes battus pour un futur que vous ne verrez jamais’… ça ma vraiment marqué de voir ça», d’affirmer le capitaine.

Et cela, les néerlandais n’ont pas oublié le sacrifice des Canadiens pour libérer leur pays. «Ils clamaient, ils criaient: ‘Canada, Canada’!».

Ce mercredi, deuxième jour de marche, les militaires canadiens se lèveront à 3h30 du matin pour quitter le camp Heumensoord pour un 37,5 kilomètres à l’ouest de Nimègue avec leur sac à la rencontre de la population, toujours aussi nombreuse et enthousiaste de les voir.