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Depuis 67 ans, les Forces armées canadiennes participent à une célèbre marche aux Pays-Bas: la Marche de Nimègue. Ce jeudi 18 juillet 2019 marquait le 3e jour et avant-dernier jour de cette 103e marche. Des membres des équipes de la 5e Ambulance de campagne et de la 55e Ambulance de campagne racontent pour 45eNord.ca leur expérience.

Initialement conçue par l’infanterie néerlandaise comme exercice pour augmenter sa capacité à marcher sur de longues distances et à porter de lourdes charges, et qui est devenue un événement international de quatre jours qui met à l’épreuve l’endurance physique et mentale de milliers de participants militaires et civils provenant de plus de 50 pays.

En cette troisième journée de la 103e édition annuelle de la Marche internationale de quatre jours de Nimègue 41580 participants ont achevé la marche de 40 kilomètres, soit encore 1111 abandons supplémentaires par rapport à la veille, alors qu’ils ne restent plus qu’un seul et dernier jour.

Jour 3: 40 kilomètres pour se souvenir

Chaque année, au troisième jour de la Marche de Nimègue, le contingent canadien fait halte au Cimetière de guerre canadien de Groesbeek. Pour bon nombre de membres des FAC, la visite à Groesbeek est la plus importante étape de cette éreintante épreuve de quatre jours. En effet, ce lieu historique leur rappelle les sacrifices des soldats canadiens durant la Seconde Guerre mondiale ainsi que la reconnaissance que leur témoigne le peuple néerlandais depuis cette époque.

Le Cimetière de guerre canadien de Groesbeek est l’endroit où le plus grand nombre de Canadiens morts aux Pays-Bas ont été enterrés. En plus des 2 338 tombes de soldats canadiens, on y trouve le Monument commémoratif de Groesbeek, qui a été érigé en l’honneur des 1 103 membres des forces du Commonwealth britannique ayant péri lors de la campagne dans le nord-ouest de l’Europe et dont la tombe demeure inconnue.

L’adjudant-maître Josianne Mercier appartient à la 55e ambulance de campagne. L’unité fête cette année son 120e anniversaire et a donc été sélectionné pour être représentée à Nimègue. «On a des courbatures, on a peu de sommeil, encore le décalage horaire, mais… il y a plein de spectateurs qui nous encouragent, ça donne beaucoup d’énergie. Ils nous reconnaissent tout de suite comme étant canadiens, c’est très motivant !», affirme-t-elle.

Les Hollandais, pour eux, c’est extrêmement significatif cette marche. Et on a un cimetière entièrement canadien qu’ils entretiennent, en prennent soin, visitent régulièrement… c’est vraiment touchant ! Il y a une certaine grandeur là-dedans, alors on se rend vraiment compte de ce que nos prédécesseurs ont accompli et ce que cela signifie pour eux. Les émotions qui viennent avec… c’est vraiment touchant !»

Même son de cloche pour le soldat Anthony Corriveau de la 5e Ambulance de campagne, qui en savait «vraiment pas assez» en arrivant en Europe sur la participation canadienne durant la Seconde Guerre mondiale. C’était également pour lui un défi physique: «J’ai dis oui parce que je voulais me dépasser. 40 kilomètres tous les jours pendant quatre jours, c’est un vrai défi physique».

Demain, pour le 4e et dernier jour, les marcheurs canadiens vont parcourir 46 kilomètres pour conclure cette 103e édition de la Marche de Nimègue. Les cinq derniers seront des plus enthousiasmant sans nul doute alors que des milliers de personnes vont se réunir dans les rues de Nimègue, avec des fleurs à la main, pour acclamer les militaires, sur la Via Gladiola.