Le Pentagone a un nouveau chef par intérim, le troisième en sept mois

Mark Esper lors des célébrations du Jour de l'Indépendance, le 4 juillet à Washington. (AFP)
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Le système très complexe de transfert de pouvoir au sein de l’administration américaine a obligé le Pentagone à se doter lundi d’un nouveau chef par intérim, le troisième en sept mois.

En attendant que la nomination de Mark Esper au poste de secrétaire à la Défense soit confirmée par le Sénat, c’est le secrétaire à l’US Navy, Richard Spencer, qui a pris temporairement les rênes de la première armée du monde dans l’après-midi.

Le Sénat ayant reçu lundi vers 15h00 le courrier de la Maison-Blanche annonçant formellement sa nomination au poste de secrétaire à la Défense, M. Esper «a cessé de remplir les fonctions de secrétaire par intérim et n’est plus que secrétaire à l’armée de terre», son poste précédent, a indiqué un porte-parole du Pentagone, Jonathan Hoffman.

Jusqu’à ce que le Sénat confirme par un vote sa nomination, M. Esper, 55 ans, ne peut en effet pas remplir les fonctions de secrétaire par intérim, en vertu d’une réglementation datant de 2010, a-t-il précisé dans un communiqué.

M. Esper a dû regagner son bureau de secrétaire de l’armée de terre, et M. Spencer s’est installé dans le bureau du secrétaire à la Défense, qui n’a pas été occupé par un chef à part entière depuis la démission fracassante de Jim Mattis en décembre 2018, sur fond de profonds désaccords avec Donald Trump.

Le précédent secrétaire par intérim, Patrick Shanahan, que le président américain avait tardé à nommer formellement, a renoncé à ce poste le 18 juin pour raisons familiales.

«Bien qu’il soit prévu que je n’assume pas ce rôle longtemps, je suis pleinement préparé et déterminé à remplir les fonctions de secrétaire à la Défense par intérim et j’apporterai une continuité à la tête du département», a indiqué M. Spencer dans une lettre au personnel du ministère rendue publique peu après.

«Nos partenaires et alliés peuvent être sûrs que le département de la Défense reste prêt à remplir ses engagements dans le monde», a-t-il ajouté.

M. Esper doit témoigner mardi devant la commission des forces armées du Sénat, qui se prononcera sur sa nomination avant un vote du Sénat tout entier, dont la date n’a pas été annoncée. Le Sénat n’est soumis à aucune obligation en terme de calendrier, mais le Pentagone s’attend à un processus rapide.