Syrie: treize civils tués dans les raids du régime sur le nord-ouest

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Un bâtiment détruit par une frappe du régime syrien à Idleb, le 12 juillet 2019. (AFP)
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Au moins treize civils ont été tués vendredi dans des raids du régime de Bachar al-Assad dans le nord-ouest de la Syrie, dont trois dans la ville d’Idleb, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Par ailleurs, plus de 120 combattants ont péri dans des affrontements féroces qui se poursuivent depuis mercredi soir entre les troupes du régime et les forces dirigées par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), dominé par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, selon l’OSDH. 

Depuis fin avril, le régime du président syrien Bachar al-Assad et son allié russe ont intensifié leurs frappes sur la province d’Idleb et ses environs où HTS, ainsi que d’autres factions rebelles et jihadistes sont présentes.

Selon l’OSDH, l’aviation syrienne a pilonné vendredi plusieurs secteurs dans la région d’Idleb, tuant dix civils, dont trois enfants, et blessant plus de 45 personnes. 

Parmi les victimes, six civils ont péri dans la localité d’Ariha et trois autres ont été tués dans le chef-lieu éponyme de la province d’Idleb, jusque-là épargné par les frappes aériennes syriennes et russes. 

« C’est la première fois que des raids touchent le centre d’Idleb après avoir été confinés jusqu’ici à sa banlieue », a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. 

Le mois dernier, un civil avait péri dans les frappes du régime aux abords de la ville, considérée comme le fief de HTS et abritant les principales institutions qui lui sont rattachées. 

Selon un photographe de l’AFP, les raids aériens ont visé des bâtiments résidentiels situés près de la place Sabaa Bahrat, l’une des plus grandes de la ville. 

Des ambulanciers de la défense civile dépêchés sur place s’affairaient à transporter les victimes, a-t-il constaté. 

Vendredi, les tirs du camp adverse ont eux blessé six enfants dans la localité de Karnaz, tenue par le régime, selon l’OSDH.

Depuis fin avril, plus de 580 civils sont morts dans des bombardements russes ou syriens, et 45 en raison de tirs rebelles ou jihadistes, selon l’OSDH.

Au cours des dernières semaines, la région d’Idleb a enregistré les plus violents combats depuis un accord conclu en septembre 2018 entre la Russie –allié du régime syrien– et la Turquie –parrain de certains groupes rebelles–, visant à éviter une offensive d’envergure des forces loyales à Bachar al-Assad. 

La région d’Idleb abrite trois millions de civils, d’après l’ONU qui redoute une catastrophe humanitaire en cas d’offensive de grande envergure du régime syrien.

Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a déjà tué plus de 370.000 personnes.