Washington appelle Pékin à cesser le «harcèlement» en mer de Chine

Vue aérienne en date du 11 mai 2015 de l'archipel des Spratleys en mer de Chine méridionale. (POOL/AFP/Archives/Ritchie B. Tongo)
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Les États-Unis se sont dits samedi « préoccupés » par des informations faisant état d’« ingérences » chinoises dans les activités gazières et pétrolières en mer de Chine méridionale, notamment dans les eaux revendiquées par le Vietnam.

« Les provocations répétées de la Chine pour contrer le développement des activités pétrolières et gazières off-shore d’autres pays menacent la sécurité énergétique régionale », a estimé la porte-parole de la diplomatie américaine Morgan Ortagus dans un communiqué.

Comme le secrétaire d’État Mike Pompeo « l’a noté » : la Chine empêche « avec des moyens coercitifs » ses voisins « d’accéder à plus de 2500 milliards de dollars de réserves en énergie », a-t-elle ajouté.

Plus concrètement, elle accuse Pékin « d’utiliser une milice maritime pour intimider, faire pression et menacer d’autres nations » et l’a pressé de « mettre un terme à ce harcèlement ».

La veille, le gouvernement vietnamien avait accusé un navire de prospection chinois et son escorte d’être entrés dans ses eaux territoriales et avait demandé à la Chine de les retirer.

Sans confirmer l’intrusion, la Chine a évoqué des eaux sous sa « juridiction » et a appelé les Vietnamiens à « se retenir de prendre des mesures qui compliqueraient la situation ».

La mer de Chine méridionale est au coeur de l’un des contentieux territoriaux les plus explosifs du monde en raison des considérables échanges commerciaux dans la zone et des riches réserves pétrolières qui pourraient se trouver sous ses eaux.

La Chine, arguant d’une présence plus ancienne, dispute à plusieurs pays riverains (Vietnam, Philippines, Malaisie, Bruneï) des îles de cette vaste zone maritime. Chaque nation en contrôle plusieurs.

Le 1er juin, les États-Unis avaient déjà appelé Pékin à cesser « d’éroder la souveraineté » de ses voisins.