Le Canada envoie des militaires au Mali pour la transition avec les Roumains

1465
[MINUSMA]
Temps de lecture estimé : 3 minutes

Les Forces armées canadiennes vont renvoyer une équipe au Mali le mois prochain pour travailler avec les Casques bleus roumains de façon à éviter une interruption des évacuations médicales juqu’à ce que le contingent roumain qui les remplace soit totalement opérationnel.

Alors que les heures sont désormais comptées d’ici à la fin de la mission canadienne au Mali, dans le cadre de l’Opération PRESENCE-MALI, on apprend que des membres des Forces armées canadiennes vont rester encore quelques temps sur place pour assurer la transition avec la Roumanie, qui prend le relais du Canada.

Tout d’abord, ce sont près de 150 membres des Forces armées canadiennes (FAC) qui seront responsables de la clôture de la mission au cours des prochains mois. Il est prévu qu’ils achèvent leurs activités au plus tard en janvier 2020.

Ensuite, une petite équipe de transition composée de 6 à 8 membres des FAC sera également déployée pour aider le détachement d’hélicoptères roumain entrant à se préparer à prendre en charge les opérations d’évacuation sanitaire aérienne dans le cadre de la MINUSMA. Cette équipe de transition sera sur place de la mi‑septembre à la mi‑octobre.

Les Casques bleus canadiens de l’opération PRESENCE-MALI terminent en effet ce samedi 31 août leur mission et vont commencer à rapatrier leurs hélicoptères dans les prochaines semaines ainsi que tout l’équipement après plus d’un an au Mali.

De plus, les FAC continueront de doter un petit nombre de postes (5 pour l’instant) au quartier général de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Bamako.

En juillet 2018, le Canada s’est joint à 56 autres États membres des Nations Unies en tant que contributeur à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour effectuer des évacuations médicales par voie aérienne du personnel blessé et fournir du transport et du soutien logistique.

Depuis, les hommes et les femmes déployés dans le cadre de l’opération PRESENCE-Maliavaient procédé à 10 évacuations médicales. Les hélicoptères canadiens avaient en date du 15 juin dernier accumulé plus de 3 000 heures de vol, transporté plus de 6 400 passagers et livré plus de 370 000 livres de fret. Cette contribution a apporté un appui essentiel à la MINUSMA dans l’exécution de sa mission d’appui à la mise en œuvre de l’accord de paix de 2015.

En prévision de l’arrivée au Mali d’une rotation d’hélicoptères roumains cette année, la Force opérationnelle aérienne entamait son retrait graduel à la fin du mois de juillet et que ses opérations se limitent dorénavant à des tâches d’évacuation médicale jusqu’au 31 août 2019

C’est ainsi que le 17 août dernier, la Force opérationnelle au Mali a procédé à sa onzième évacuation sanitaire à la suite d’une attaque à l’engin explosif improvisé près de la région de Menaka.

En interview pour 45eNord.ca, le colonel Travis Morehen, commandant de la Force opérationnelle Mali, a indiqué que le Canada a envoyé plusieurs personnes en Roumanie, dont le colonel Chris McKenna, le précédent commandant de la FO Mali, pour décrire la mission et ses conditions, ainsi qu’identifier les difficultés rencontrés par l’équipe canadienne durant son temps en théâtre.

Quatre vols de transport aérien stratégique pour aider la Roumanie à transporter du personnel et du matériel dans le théâtre sont prévus. Ils doivent amener notamment neuf véhicules et au moins 25 palettes de matériel divers.

Le contingent principal de la Roumanie doit arriver juste après, à la mi septembre, tout comme leurs hélicoptères.

Le but de cette équipe de transition est de permettre aux Roumains d’arriver à leur capacité opérationnelle initiale pour la mi-octobre. C’est d’ailleurs à ce moment là seulement que leur sera remis officiellement le commandement de la mission.

Quitter un théâtre après plus d’une année de mission n’est pas facile et le travail de l’équipe de clôture sera de s’assurer que le Canada quitte le Mali de façon approprié, que ce soit les obligations légales ou financières envers les Nations Unies et l’Allemagne (pays hôte sur le camp) et que rien de dangereux ou contaminant ne soit ramené au Canada dans le processus.