Gervais Carpentier cède le commandement du CMR Saint-Jean après 2 ans de changements et de transformations [PHOTOS/VIDÉO]

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Vendredi 9 août, devant professeurs, membres du personnel du Collège et divers invités, dont le Brigadier-général Sébastien Bouchard commandant du RMC à Kingston et le Lieutenant-général Richard Evraire, militaire décoré à la longue feuille de route et ancien du CMR Saint-Jean, le colonel Gervais Carpentier a cédé le commandement du Collège militaire royal de Saint-Jean au colonel Nicolas Pilon, qui rentre tout juste de Londres, où il a complété le cours d’études stratégiques de sécurité et défense du Royal College of Defense Studies.

La cérémonie était présidée par le contre-amiral Luc Cassivi, commandant de l’Académie canadienne de la Défense.

Promu pour sa part brigadier-général, le colonel Gervais, qui était arrivé à la tête du Collège en 2017 et fut celui qui présida au retour tant attendu de l’enseignement universitaire au CMR Saint-Jean préparé par ses prédécesseurs, devient maintenant commandant de la 2e Division du Canada, en remplacement de la brigadier-général Carignan, promue major-général, elle même ancien commandant du CMR Saint-Jean, et qui dirigera la Mission de l’OTAN à Bagdad.

Les défis d’une course à relais

Beaucoup de réalisations durant ces deux années où il a pris le relais de ses prédécesseurs à la tête du Collège, ne cache pas le brigadier-général Gervais Carpentier: «Certaines de premier plan, certaines qui se font en arrière-plan, mais elles sont toutes très importantes.»

Sans toutes les nommer, le brigadier-général a souligné «le travail avec le bureau de coopération inter-universitaire pour l’approbation du nouveau programme du Collège en études internationales par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, la préparation, encore une fois, du côté éducation, la préparation des plans de cours, le développement du programme pour que ça se matérialise en une série de cours donnés à des élèves officiers et des étudiants. Ensuite, gérer une croissance, car le Collège a maintenant une croissance en personnel civil, en personnel militaire, adapter la structure opérationnelle à cette croissance».

Deux années fertiles en changements et en défis petits et grands: «La gestion des espace, il a fallu déplacer des gens, des bureaux, identifier des nouvelles salles de classe en raison de la croissance anticipée des étudiants, créer un nouvelle escadron, le 4e escadron, parce qu’il y a une croissance du nombre d’élèves officiers, plein de choses qui ont dû se faire en même temps que continuait la formation», souligne le commandant sortant qui n’a pu, hélas, nous brosser en quelques minutes à peine après la cérémonie un bilan complet de ces deux années charnières extrêmement bien remplies et d’une très grande importance pour le Collège et son avenir.

Il a tout de même pris le temps de souligner à quel point cela a été beaucoup de travail: «Moi, comme leader, j’ai réalisé en arrivant ici, c’est du changement, mais du changement positif, donc ça va bien aller, mais du changement, une transformation, cela apporte de l’inconnu, ça apporte aussi des charges de travail, comme j’y ai fait allusion, puis ça, ça veut dire qu’il faut bien communiquer, s’assurer que les priorités sont bien établies, les échéanciers aussi bien établis, raisonnables, pour qu’on puisse avancer et continuer les opérations en même temps», de déclarer Gervais Carpentier, dont l’incontestable talent de communicateur et le leadership positif, reconnus par tous et salués lors de la cérémonie de passation de commandement, ont sans doute permis au Collège de mieux traverser une période semée d’embûches.

L’esprit de croissance est de retour

Tout un défi pour son successeur, le colonel Pilon, qui se montre toutefois heureux de relever ce qu’il n’hésite pas à qualifier de «défi excitant rempli d’opportunité»: «Bien souvent dans les Forces armées canadiennes, on n’était pas habitué de grandir, on a eu plus souvent des coupes [budgétaires, NDLR] qu’autres choses. Là, le défi est comment on grandit de façon à aller de l’avant», explique à son tour le commandant entrant pour qui le défi sera, dans la foulée de ce qu’a réalisé son prédécesseur, «de solidifier les bases avec le retour du statut universitaire et voir quelle sera la prochaine étape».

Un retour à la croissance et à l’esprit qui l’accompagne qui n’est pas étranger à la nouvelle politique de défense, n’hésite pas à déclarer le commandant entrant: «Depuis que la nouvelle politique de défense est sortie, il y a beaucoup d’opportunités de croissance. On est dans une période très excitante pour les Forces armées canadiennes».