Gibraltar rejette la demande américaine de retenir le pétrolier iranien

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Le pétrolier Grace 1 au large de Gibraltar le 15 août 2019. [AFP]
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Le gouvernement du territoire britannique de Gibraltar a rejeté dimanche une demande des Etats-Unis de retenir le pétrolier iranien qui s’apprête à quitter ses eaux territoriales, expliquant que les sanctions américaines ne sont pas applicables dans l’Union européenne.

« En vertu du droit européen, Gibraltar est dans l’impossibilité de prêter l’assistance demandée par les Etats-Unis », qui veulent saisir le pétrolier en application des sanctions américaines contre l’Iran, ont expliqué les autorités du « Rocher » dans un communiqué. 

Gibraltar avait arraisonné le 4 juillet le pétrolier Grace 1, soupçonné de transporter du pétrole vers la Syrie, en application des sanctions européennes contre la Syrie. Le pétrolier a été autorisé jeudi à repartir quand Téhéran a assuré que la cargaison de 2,1 millions de barils ne serait pas livrée à la Syrie.

Entretemps, explique le communiqué, les Etats-Unis ont présenté plusieurs demandes pour que le pétrolier soit immobilisé, et le ministère de la Justice a émis un mandat de saisie fondé sur les sanctions américaines contre l’Iran.

« Le régime des sanctions de l’Union européenne est fondamentalement différent de celui des Etats-Unis », souligne le communiqué. De plus, la réglementation européenne « interdit spécifiquement d’appliquer certaines lois américaines », dont celles sur les sanctions contre l’Iran.

Le pétrolier, qui naviguait sous pavillon panaméen, a été rebaptisé Adrian Darya pour la suite de son voyage et est passé sous pavillon iranien, qui flottait dimanche à sa poupe.