Kim a supervisé l’essai d’une «nouvelle arme» nord-coréenne

Lancement d'une nouvelle arme nord-coréenne le 16 août 2019, lieu non indiqué (AFP PHOTO/KCNA VIA KNS)
Temps de lecture estimé : 2 minutes

Le tir effectué vendredi par la Corée du Nord, qui était l’essai d’une « nouvelle arme », a été supervisé par le dirigeant Kim Jong-un, a annoncé samedi l’agence de presse officielle KCNA.

Ce tir, le sixième en trois semaines, est de nature à compliquer les efforts de l’envoyé spécial américain pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, qui se rend la semaine prochaine au Japon et en Corée du Sud pour discuter de la dénucléarisation du Nord.

Pyongyang effectue ces lancements successifs depuis la fin de juillet pour manifester sa colère devant les manœuvres militaires conjointes effectuées par les forces américaines et sud-coréennes.

La Corée du Nord a toujours réprouvé ces exercices annuels qu’elle considère comme une activité hostile et comme la préparation d’une future invasion de son territoire.

Elle s’était toutefois abstenue jusqu’à présent d’effectuer des essais de missiles pendant que des manœuvres conjointes étaient en cours.

Avant le lancement des manœuvres actuelles, Pyongyang avait prévenu que leur maintien compromettrait la reprise annoncée des discussions entre Pyongyang et Washington sur la dénucléarisation.

Des responsables militaires à Séoul ont déclaré que les engins lancés vendredi étaient apparemment deux missiles balistiques à courte portée, qui ont parcouru une trajectoire d’environ 230 kilomètres avant de s’abîmer en mer entre la péninsule coréenne et le Japon.

L’agence KCNA a précisé samedi, comme c’est souvent le cas, que cet essai a été effectué « en présence du Leader Suprême » Kim Jong-un.

L’annonce de l’agence officielle intervient alors que Pyongyang a qualifié la veille le président sud-coréen Moon Jae-in d’« impudent » et rejeté son souhait de reprendre les discussions intercoréennes tout en poursuivant des manœuvres militaires avec les États-Unis.

Quant à la reprise des discussions de travail entre Washington et Pyongyang sur l’arsenal nucléaire nord-coréenne, annoncée à la suite d’une rencontre impromptue en juin entre MM. Trump et Kim, elle n’a pas eu lieu pour le moment.

M. Trump a toutefois déclaré la semaine dernière qu’il avait reçu « une très belle lettre » du dirigeant nord-coréen.

Le président des États-Unis a minimisé régulièrement l’importance de la série d’essais de missiles en cours, soulignant qu’il s’agit seulement d’engins de courte portée.

M. Trump a même critiqué, comme M. Kim, les manœuvres conjointes américano-sud-coréennes, relevant en particulier leur coût élevé.

Dans ce contexte, le département d’État américain a annoncé vendredi que l’envoyé spécial des États-Unis pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, se rendrait au Japon et en Corée du Sud la semaine prochaine pour des discussions sur la dénucléarisation du Nord.

Toutefois, la Corée du Nord a souligné que les pourparlers sur le nucléaire se mèneraient exclusivement entre Pyongyang et Washington, et refuse actuellement tout dialogue séparé avec Séoul.