Manitoba: un soldat soupçonné de recruter pour des néo-nazis

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L’armée canadienne a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête sur l’un de ses soldats, soupçonné d’appartenir à un groupe néo-nazi après avoir été vu en train de coller des affiches appelant les suprémacistes blancs à se préparer à une guerre raciale.

L’ingénieur militaire, réserviste, a collé ces affiches à travers la ville de Winnipeg afin de recruter de nouveaux membres dans son groupe radical, appelé The Base (La Base), selon une enquête du Winnipeg Free Press qui a infiltré l’organisation.

Ce regroupement est également accusé d’approuver les tueries de masse et de faire suivre un entraînement militaire à ses membres, selon le quotidien canadien.  

«Les Forces armées canadiennes (FAC) étaient au courant de possibles activités racistes et extrémistes d’un membre des FAC au Manitoba avant même les reportages (du Winnipeg Free Press) et mènent une enquête», a dit l’armée dans une déclaration à l’AFP.  

«Nous prenons cette affaire très au sérieux. Nous ne tolèrerons aucune forme de haine», poursuit ce communiqué.

«Il est complètement inacceptable pour un soldat des Forces armées canadiennes d’être membre ou de participer à des activités d’une organisation que l’on sait liée à des activités criminelles ou qui fait la promotion de la haine, de la violence, de la discrimination ou du harcèlement», a insisté l’armée.

La semaine dernière, le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, a également demandé à l’ombudsman de la Défense et des Forces armées canadiennes de mener une enquête sur le racisme au sein des forces armées, notamment les liens qu’auraient tissés certains militaires avec l’extrême-droite suprémaciste blanche, alors que plusieurs experts sonnent l’alarme.

Cette demande sans précédent du ministre de la Défense auprès de l’ombudsman du ministère de la Défense nationale et des Forces armées faisait suite à plusieurs incidents troublants qui lient des militaires à des groupes extrémistes ou haineux, notamment les suprémacistes blancs.

À suivre…

Avec AFP