Pompeo reconnaît à son tour que l’EI s’est renforcé dans certaines zones

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Capture d'écran d'une vidéo de propagande du groupe Etat islamique (EI) montrant des jihadistes dans un lieu non précisé de la province d'Al-Anbar, le 17 mars 2014 en Irak. (AFP
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Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a reconnu mardi que le groupe djihadiste État islamique (EI) était «plus puissant aujourd’hui qu’il y a trois ou quatre ans» dans «certaines zones» d’Irak et de Syrie.

La coalition militaire internationale menée par les États-Unis a annoncé au printemps la fin du «califat» que l’organisation djihadiste avait proclamé sur une grande partie du territoire de ces deux pays à partir de 2014. Et Donald Trump a décidé dès fin 2018 le retrait de la majeure partie des troupes américaines en Syrie en clamant que l’EI avait été vaincue.

Mais l’inspection générale du Pentagone a constaté dans un récent rapport une «résurgence» de l’EI qui s’est produite lorsque Washington «s’est partiellement retiré» de Syrie.

«Même s’il a perdu son “califat” territorial, l’État islamique en Irak et en Syrie a renforcé ses capacités insurrectionnelles en Irak et a repris ses activités en Syrie ce trimestre», affirme-t-il.

De nombreux experts et officiels appuient cet avertissement.

Interrogé sur ce regain de vigueur sur la chaîne CBS, Mike Pompeo a estimé que c’était une situation «complexe».

«Il y a certaines zones où l’EI est plus puissant aujourd’hui qu’il y a trois ou quatre ans. Mais le califat n’existe plus et leur capacité à mener des attaques à l’étranger a été fortement amoindrie», a-t-il dit.

«Nous avons considérablement diminué la menace, pas entièrement mais de manière significative. Nous sommes très satisfaits du travail que nous avons fait».

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