Élections 2019: les motivations de ma candidature: les vétérans, les militaires et leur famille, explique Dave Blackburn

Pendant cette campagne en vue des élections fédérales de 2019, nous offrons aux candidats de tous les partis qui veulent s'adresser aux militaires et vétérans l'occasion de le faire ici. Aujourd'hui, nous commençons avec Dave Blackburn, candidat conservaeur dans Pontiac et lui-même vétéran. (Photo, courtoisie de Dave Blackburn)
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Pendant cette campagne en vue des élections législatives fédérales de 2019, nous offrons aux candidats de tous les partis qui veulent s’adresser aux militaires et vétérans l’occasion de le faire ici. Aujourd’hui, nous commençons avec Dave Blackburn.

Libéré volontairement en 2014 avec le rang de major, Dave Blackburn, qui publie depuis plusieurs années un blogue très apprécié des lecteurs de 45eNord.ca, et qui est l’actuel candidat conservateur dans la circonscription de Pontiac aux élections fédérales de 2019, a voulu s’expliquer sur les motivations de sa candidature. Nous lui laissons la parole:

«Les motivations de ma candidature en politique fédérale: les vétérans des FAC et de la GRC, les militaires en service actif et leur famille

«Sincèrement, je devrais être pleinement satisfait de ma carrière professionnelle. J’ai travaillé au Nunavik. J’ai été officier dans les Forces armées canadiennes avec une affectation incroyable en Allemagne. J’ai été commissaire à la Commission des libérations conditionnelles du Canada. Enfin depuis 2014, je suis professeur agrégé et chercheur à l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

«Depuis ma libération volontaire des Forces armées canadiennes en 2014 pour me joindre au corps professoral de l’UQO, je concentre mes projets de recherche dans le domaine de la santé mentale des militaires, des vétérans des Forces armées canadiennes et aussi des membres de leur famille. En quelques années seulement, avec quelques collègues, nous avons développé un solide programme de recherche (principalement en français) et mis sur pied avec l’Équipe de recherche et d’intervention en santé mentale des anciens combattants et leur famille (ÉRISM-AC/F). Nous avons publié plusieurs rapports de recherche, des articles scientifiques, des textes d’opinion et nous avons fait de nombreuses présentations de nos résultats sur différentes tribunes, dont celle de l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans.

«Je devrais être satisfait de ma carrière. Je devrais. Le suis-je ?

«Honnêtement, il y a un vide important. Un vide qui devient toujours un peu plus grand à chaque entretien semi-dirigé ou échange que je fais dans le cadre de projets de recherche à écouter les vétérans et les familles de ces derniers. Cela me rappelle lorsque je portais encore l’uniforme et que j’étais intervenant des services psychosociaux et de santé mentale. Rarement, les gens viennent nous consulter lorsque tout va pour le mieux dans leur vie. Ils viennent souvent lorsqu’ils ont épuisé leurs mécanismes d’adaptation personnels et qu’ils sont à court de solutions. L’intervention psychosociale et en santé mentale de même que la recherche amènent souvent à négocier avec les difficultés de la vie quotidienne, de la détresse, de la souffrance et du désespoir.

«Je pourrais cibler une douzaine de situations qui m’ont convaincu que je devais en faire plus. La recherche permet de faire avancer l’état des choses et d’améliorer les situations, si et seulement si les résultats sont adéquatement transférés (transfert de la connaissance) et qu’ils sont appliqués concrètement dans des programmes, des services, des directives ou des lois. Et cela, malheureusement n’a jamais été la force du gouvernement fédéral ! J’ai l’impression que mes travaux, dans lesquels je m’investis avec tout mon cœur, meurent tranquillement sur une tablette du ministère des Anciens combattants. Cela ne devrait pas être le cas !

«Pour faire changer les choses dans la cause des vétérans, des militaires en service et de leur famille, il n’y a qu’un seul et unique lieu possible, c’est-à-dire au cœur du centre décisionnel : le gouvernement fédéral. C’est exactement ce qui m’a poussé à tenter ma chance en politique fédérale en me présentant sous la bannière du Parti conservateur du Canada pour la grande et magnifique circonscription de Pontiac en Outaouais. Cette circonscription fut représentée à Ottawa par le conservateur Lawrence Cannon de 2006 à 2011. Les probabilités de victoire sont bien réelles.

«L’équation et le raisonnement sont simples; je dois me faire élire dans ma circonscription et par la suite convaincre les instances de mon parti que je suis la meilleure personne, la plus qualifiée, la plus expérimentée, celle qui s’entourera de la meilleure équipe et la plus crédible pour devenir le champion de la cause des vétérans, des militaires toujours au sein des Forces armées canadiennes et de leur familles. Ultimement et idéalement, je travaillerai sans relâche à devenir le prochain ministre des Anciens combattants du Canada. C’est le défi que je me suis lancé !

«Je ne suis pas un illuminé. Je ne suis pas un sauveur. Je reconnais les erreurs du passé. Je regarde vers l’avenir avec optimisme et espoir. Je suis réaliste face au défi qui m’attend, mais je suis motivé, organisé et stratégique. Le plus important de tout, j’ai cette cause à cœur.

«Souvent considéré comme un ministre de second plan, il ne l’est aucunement pour tous les vétérans, les familles que je connais et pour moi. Ce ministère a besoin d’une sérieuse modernisation de ses pratiques, processus et de sa culture. Je ne parle pas ici d’une petite couche de peinture pour offrir quelques services au goût du jour. Je parle d’un exercice rigoureux de consultation, d’analyse, d’évaluation et d’édification. Le vétéran et sa famille doivent être le point central de cette structure. La diminution des lourdeurs administratives est au cœur de cette restructuration. Un traitement humain, rempli de compassion et d’empathie doit devenir la norme et les vétérans doivent le sentir à chaque interaction avec le ministère. Un respect absolu à chaque interaction avec le gouvernement fédéral est aussi essentiel. Des activités de reconnaissance des sacrifices faits par les vétérans ainsi que par leur famille doivent être mises en place non seulement le 11 novembre lors du Jour du Souvenir, mais pendant toute l’année. Bref, il y a beaucoup de pain sur la planche !

«Je me prépare depuis des années à accéder à la fonction de député. Je suis prêt. J’ai confiance en mes moyens. Je suis un joueur d’équipe qui sait s’entourer des meilleurs. Je sais que je peux relever le défi que je me suis lancé.

«Je ne le fais pas pour le salaire, la pension ou le statut que peut offrir un tel poste. Je le fais pour combler le vide qui me hante un peu plus chaque jour lorsque j’entends des histoires d’horreur, des histoires de vétérans souffrant en silence, des histoires de suicide, des histoires de conjointes surmenées, d’enfants en besoin, des histoires de manque de ressources, des histoires de vétérans qui décrochent socialement…

«Je le fais pour des raisons sincères, honnêtes et franches. Je ne suis pas un politicien de carrière et je doute que je le devienne. Certains éléments de la vie politique sont extrêmement demandant et je suis prêt à le faire pour réussir mon défi. Je vais relever ce défi avec l’aide d’une équipe de gens dévoués dont le Dr. Marc Dauphin, le Col (ret) Michel Robitaille et plusieurs autres, dont mes amis proches et ma famille

«Le 21 octobre 2019, peu importe le parti politique qui aura votre confiance, je vous demande de considérer ce texte, à vous en souvenir. Soyez assuré que la qualité de vie et le bien-être des vétérans des FAC ou de la GRC, des militaires en service et de leur famille sont une cause essentielle pour plusieurs dont moi-même. En fait, c’est la cause principale de mon implication en politique. Pour moi ce qui compte le plus, c’est les vétérans des Forces armées canadiennes et de la GRC, les militaires en service actif et les familles de ces derniers !

«Je me souviens ! Nous nous souviendrons ! »