L’espion présumé à la GRC avait accès à des renseignements de l’étranger

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Le haut responsable de la Gendarmerie royale du Canada arrêté jeudi pour espionnage présumé avait accès à des renseignements provenant d’alliés du Canada à l’étranger, a indiqué lundi la GRC.

Arrêté jeudi, Cameron Ortis, directeur général du Centre national de coordination du renseignement de la GRC, avait « accès à des renseignements provenant de nos alliés nationaux et internationaux » a dit Brenda Lucki, commissaire de la GRC (police fédérale) dans un communiqué.

«Nous sommes conscients des risques potentiels pour les opérations de nos partenaires au Canada et à l’étranger», a-t-elle ajouté.

Le jeudi 12 septembre 2019, la GRC a arrêté Cameron Ortis, le directeur général du Centre national de coordination du renseignement de la GRC. Il a été au service de la GRC depuis 2007 et a occupé des postes au sein de la Recherche opérationnelle et des Enquêtes criminelles relatives à la sécurité nationale. En vertu des postes qu’il occupait, M. Ortis avait accès à de l’information que possédait la collectivité canadienne du renseignement. Il avait également accès à des renseignements provenant de nos alliés nationaux et internationaux. Il s’agit d’un niveau d’accès approprié compte tenu des postes qu’il occupait, dit le communiqué.

La commissaire Lucki n’a pas précisé quelle entité étrangère avait bénéficié du vol de documents présumé. Le Globe and Mail a rapporté samedi que l’arrestation de M. Ortis, qui était employé par la GRC depuis 2007, est liée à une importante affaire de corruption présumée impliquant de hauts responsables russes.

L’enquête est en cours. Nous évaluons les conséquences des activités présumées au fur et à mesure que l’information devient disponible. Nous sommes conscients des risques potentiels pour les opérations de nos partenaires au Canada et à l’étranger et nous les remercions de leur collaboration soutenue. Soyez assurés que des stratégies d’atténuation sont mises en place, au besoin., a ajouté Mme Lucki.

Le Canada fait partie de la puissante alliance de renseignement dite des « Five Eyes », avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Grande-Bretagne et les États-Unis.

*Avec AFP