Nucléaire iranien: l’AIEA confirme l’installation de centrifugeuses avancées

Photo prise le 30 mars 2005 montrant une vue générale du site nucléaire de Natanz, au sud de Téhéran. (AFP)
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L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), organe onusien en charge de contrôler les activités nucléaires de l’Iran, a confirmé lundi l’installation par Téhéran de centrifugeuses avancées susceptibles d’augmenter son stock d’uranium enrichi, nouvelle étape d’une réduction des engagements pris dans le cadre de l’accord de 2015.

En date de samedi, l’Iran « avait installé ou était en train d’installer » sur le site d’enrichissement de Natanz 22 centrifugeuses de type IR-4, une de type IR-5, 30 autres de type IR-6 et trois modèles IR-6s, selon les « vérifications » effectuées sur place par l’agence, a indiqué un porte-parole de l’AIEA dans un communiqué.

La République islamique, qui avait elle-même détaillé samedi ces nouvelles mesures, avait également affirmé qu’elle continuerait d’autoriser le même accès aux inspecteurs onusiens chargés de surveiller son programme nucléaire. Dimanche, le directeur par intérim de l’AIEA, Cornel Feruta, s’est rendu à Téhéran où il a rencontré des responsables iraniens.

Selon l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, l’Iran n’est à ce stade autorisé à produire de l’uranium enrichi qu’avec des centrifugeuses de première génération (IR-1). 

La mise en route de centrifugeuses avancées devrait accélérer la production d’uranium enrichi et augmenter les stocks du pays, qui depuis juillet dépassent la limite fixée par cet accord (300 kg) conclu entre la République islamique et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).

L’AIEA a également indiqué lundi que Téhéran l’avait informée dimanche de son intention d’installer en « cascade » -un procédé destiné à améliorer le processus d’enrichissement- 164 centrifugeuses de type IR-4 et 164 modèles IR-2m.

Les vérifications et le suivi de la situation en Iran seront discutés à partir de lundi à Vienne où débute une réunion trimestrielle du Conseil des gouverneurs de l’AIEA.

L’Iran a commencé en mai à réduire les engagements qu’il a consentis au titre de cet accord en représailles à la décision prise un an plus tôt par les Etats-Unis de dénoncer ce texte et de réimposer des sanctions économiques contre Téhéran.