Erdogan appelle les É.-U. à livrer le commandant des forces kurdes

Le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi. [AFP]
Temps de lecture estimé : < 1 minute

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé jeudi les États-Unis à livrer à son pays le commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes de la milice des YPG, le qualifiant de «terroriste».

Il s’agit de Mazloum Abdi, dont les troupes ont lutté contre le groupe État islamique (EI) et constituent l’armée de facto de la moribonde région autonome kurde de Syrie.  

«L’Amérique doit nous remettre cet homme (qui) sous le nom de code de Mazloum est un terroriste recherché par une notice rouge» d’Interpol, a déclaré M. Erdogan dans un entretien avec le média d’État TRT.

Un groupe de sénateurs américains a exhorté cette semaine le département d’État à rapidement accorder un visa à Mazloum Abdi pour qu’il puisse se rendre aux États-Unis afin d’y discuter avec des responsables de la situation en Syrie.

Pendant les longues années de combat contre l’EI, les FDS ont bénéficié du soutien de la coalition emmenée par Washington, depuis accusé de les avoir abandonnées dans le nord de la Syrie et d’avoir permis l’offensive déclenchée le 9 octobre par Ankara contre les YPG dans le nord-est de la Syrie.

Mazloum Abdi a annoncé le 16 octobre le « gel » des opérations contre l’EI, qui s’est mué en organisation clandestine depuis sa défaite sur le terrain en mars.

Les relations entre les États-Unis et la Turquie se sont envenimées après le déclenchement des opérations militaires turques en Syrie, mais le président Donald Trump a laissé entendre mercredi que sa rencontre prévue pour le 13 novembre à la Maison-Blanche avec Recep Tayyip Erdogan aurait bien lieu.

M. Erdogan a confirmé qu’il prévoyait bien de rendre visite à M. Trump à cette date.