L’EI pourrait vite avoir un nouveau chef, selon Washington

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Le groupe État islamique (EI), dont le dirigeant Abou Bakr al-Baghdadi a été tué dans une opération commando américaine en Syrie, dispose d’un réservoir de chefs suffisant pour le remplacer d’ici 15 jours, a assuré mercredi un haut responsable américain.

«J’imagine que d’ici une période comprise entre deux jours et deux semaines, un nouveau leader (du califat) va être annoncé», a déclaré Russ Travers, directeur par intérim du National Counterterrorism Center, l’organisme qui supervise la lutte antiterroriste aux États-Unis.

Le futur dirigeant de l’EI pourrait être amené à commander quelque 14 000 combattants dispersés en Syrie et en Irak et se rapprocher du chef actuel d’Al-Qaïda, l’Égyptien Ayman al-Zawahiri, a ajouté M. Travers.

Hearing before the House Committee on Homeland Security “Global Terrorism: Threats to the Homeland” Mr. Russell Travers Acting Director, National Counterterrorism Center Office of the Director of National Intelligence

Il s’exprimait à Washington lors d’une audition devant une commission parlementaire spécialisée dans les questions de sécurité.

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi qu’un successeur potentiel d’Abou Bakr al-Baghdadi avait été «éliminé» par les troupes américaines, en faisant vraisemblablement référence à la mort dimanche du porte-parole de l’EI, Abou Hassan al-Mouhajir.

Quel que soit le successeur de Baghdadi, sa tâche sera complexe alors que le mouvement djihadiste a dû, après ses défaites militaires, se dissoudre en une multitude de cellules clandestines en Syrie et en Irak, avec des communications difficiles dans des pays en plein chaos.