Les ministres de la Défense des pays de l’OTAN examinent les défis de sécurité, y compris la situation en Syrie

Photo de famille des ministres de la Défense des pays de l'OTAN, le 24 octobre 2019. [Jan Van De Vel/OTAN]
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Les ministres de la Défense des pays de l’OTAN se sont réunis à Bruxelles ce jeudi (24 octobre 2019) pour examiner un large éventail de questions, et notamment la situation dans le nord-est de la Syrie.

«Les Alliés ont des points de vue divergents, et nous avons eu un débat franc et ouvert, mais nous nous sommes concentrés sur la voie à suivre», a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

La réunion des ministres de la Défense de l’OTAN, dont la Turquie fait partie, a donné lieu à « une discussion musclée », mais il n’est « pas question » pour l’Alliance de « perdre » un allié stratégique en l’humiliant avec une mise en accusation, selon un diplomate.

Les Etats-Unis s’inquiètent de voir un « bon allié tourner sur l’orbite de la Russie plutôt que sur l’orbite de l’Otan », a dit le chef du Pentagone Mark Esper.

La ministre allemande a elle défendu son idée de créer, sous l’égide de l’ONU, une zone de protection internationale dans le nord de la Syrie. Cette initiative, accueillie avec scepticisme par la communauté internationale, a reçu le soutien du chef des FDS, Mazloum Abdi.

Carte localisant la « zone de sécurité » turque, les zones dont doivent se retirer les forces armées kurdes et le déploiement des patrouilles russes, syriennes, puis russo-turques, telles que définies par l’accord russo-turc conclu entre Poutine et Erdogan. [AFP]

Prenant acte de l’importante réduction de la violence observée au cours de la semaine écoulée, le secrétaire général a souligné qu’il importait de trouver une solution politique au conflit. Les ministres sont convenus de la nécessité de maintenir les engagements pris à l’égard des missions et des opérations dans la région, ainsi que de préserver les progrès réalisés dans la lutte contre l’EIIL/DAECH.

Ils ont également évoqué les missions et opérations de l’OTAN, qui, des Balkans occidentaux au Moyen-Orient, jouent un rôle clé dans la sécurité collective. Parmi les questions de première importance figurait aussi l’initiative pour la disponibilité opérationnelle de l’OTAN, et plusieurs Alliés ont annoncé qu’ils y apporteraient des contributions.