L’espion présumé à la GRC, Cameron Ortis, a été libéré sous caution

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Cameron Ortis, 47 ans, le haut responsable de la GRC accusé d’avoir enfreint la loi canadienne sur les secrets officiels, a été libéré sous caution, mais avec des conditions strictes.

Selon ses conditions de libération, Cameron Ortis doit habiter chez ses parents à Abbotsford, en Colombie-Britannique, et il devra se présenter à la GRC une fois par semaine. Il lui est égalemenbt interdit d’utiliser un appareil qui se connecte à internet.

Contrairement à ce qui s’applique généralement,dans ce genre de dossier où il était accusé d’avoir enfreint la loi sur les secrets officiels, c’est l’accusé qui avait la charge de démontrer pourquoi il devait être libéré sous caution. Les preuves présentées lors de l’audience sur le cautionnement et les motifs de la décision sont toutefois frappés d’une interdiction de publication.

Cameron Ortis, directeur général du Centre national de coordination du renseignement de la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale), avait été arrêté en septembre dernier et accusé formellement le lendemain en vertu de la loi sur la protection de l’information liée à la sécurité nationale, notamment contre l’espionnage étranger.

Il était soupçonné d’avoir volé quantité de documents sensibles dont la divulgation pourrait causer des dommages « dévastateurs » au Canada et à ses alliés, selon un rapport des services secrets canadiens consulté par la chaîne publique CBC News.

Il a depuis été accusé d’avoir violé la Loi sur la protection de l’information et d’abus de confiance pour avoir prétendument divulgué des secrets à un destinataire inconnu et avoir planifié de révéler des informations classifiées supplémentaires à une entité étrangère non spécifiée. Il fait face à sept chefs d’accusation en vertu de diverses dispositions, les infractions présumées allant du 1er janvier 2015 au 12 septembre de cette année.

C’est une enquête de la police fédérale américaine (FBI), à laquelle la GRC collaborait en 2018, qui avait mis au jour «une possible corruption» au sein de la police fédérale canadienne et mené à l’arrestation de la «taupe» présumée.

Dans cette affaire digne d’un roman policier, le Premier ministre Justin Trudeau avait dû rassurer les alliés du Canada une semaine après l’arrestation de l’espion présumé qui disposait de documents potentiellement «dévastateurs» non seulement pour la sécurité de ce pays, mais aussi de ses partenaires.