Le Sénat américain veut se dresser devant l’offensive turque en Syrie

Un convoi de soldats turcs en patrouille près de Tal Abyad, en Syrie, près de la frontière turque, le 4 octobre 2019. [AFP]
Temps de lecture estimé : 2 minutes

Le sénateur républicain Lindsey Graham, pourtant proche du président Donald Trump, a prévenu mardi la Turquie qu’elle n’avait «PAS de feu vert» pour pénétrer dans le nord de la Syrie, à la suite de messages contradictoires émis ces derniers jours par les autorités américaines.


Mise à jour 09/10/2109, 9h56

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé mercredi le début d’une nouvelle opération militaire contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), soutenue par les pays occidentaux mais bête noire d’Ankara.

« Les Forces armées turques et l’Armée nationale syrienne (des rebelles syriens soutenus par Ankara) ont débuté l’opération +Source de paix+ dans le nord de la Syrie », a annoncé M. Erdogan sur Twitter.


«Au gouvernement turc: vous n’avez PAS le feu vert pour entrer dans le nord de la Syrie. Il y a une opposition bipartisane massive au Congrès, que vous devez voir comme une ligne rouge à ne pas franchir», a tweeté le sénateur conservateur.

«Si vous voulez détruire ce qu’il reste d’une relation fragile, une invasion militaire de la Syrie fera le travail. #avecleskurdes», a-t-il ajouté.

Dimanche, Donald Trump avait créé la surprise en annonçant sans consulter personne le retrait des troupes américaines de Syrie, ouvrant la porte à une offensive turque. Il cherche depuis à faire marche arrière. La Turquie pour sa part a affirmé mardi être prête à lancer une nouvelle offensive en Syrie contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG).

*Avec AFP