À l’ONU, la Corée du Nord dénonce l’attitude de Washington et Séoul

Le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un. (Saul Loeb/AFP)
Temps de lecture estimé : < 1 minute

La Corée du Nord a dénoncé lundi à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies l’attitude des États-Unis et de la Corée du Sud, seuls responsables selon Pyongyang de l’absence de progrès vers une solution pacifique sur la péninsule.

«Depuis un an, la Corée du Nord a poursuivi de bonne foi ses efforts pour une paix durable dans la péninsule coréenne» en s’abstenant «de procéder à des essais nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux pendant plus de 20 mois», a souligné l’ambassadeur nord-coréen à l’ONU, Kim Song, lors d’une session sur le rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Cette attitude «est la manifestation la plus claire de notre volonté sincère […] de répondre au désir de la communauté internationale de paix et de stabilité», a-t-il ajouté.

Mais, a regretté le diplomate nord-coréen, «la péninsule coréenne n’est pas sortie du cercle vicieux des tensions, entièrement imputable aux provocations politiques et militaires des États-Unis».

La relation entre les deux Corées n’a pas progressé non plus, a aussi relevé Kim Song. «Ceci est imputable au double jeu des autorités sud-coréennes», qui affichent selon lui une volonté de paix sur la scène mondiale, mais se dotent en coulisses «d’armes ultra-modernes offensives et organisent des exercices militaires conjoints avec les États-Unis visant la Corée du Nord».

Les pourparlers entre les États-Unis et la Corée du Nord sont au point mort depuis l’échec d’un sommet à Hanoï en février entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Washington et Pyongyang n’étaient alors pas parvenus à s’entendre sur le démantèlement du programme nucléaire nord-coréen en échange d’une levée des sanctions économiques internationales.