Un militaire accusé de possession et de production de drogues

Le terme «champignons magiques» désigne les champignons qui contiennent des hallucinogènes, généralement de la psilocybine et de la psilocine [Photo WallHere]
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Hier, le Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC) a porté des accusations contre un militaire pour des infractions liées aux drogues aux termes de la Loi sur le cannabis et de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances.

Les accusations sont liées à des allégations de possession de psilocine et de psilocybine, communément appelés champignons magiques, et de la production illégale de cannabis en juillet 2019, à Lazo (C.-B.) ou dans les environs. 

«Le terme «champignons magiques» désigne les champignons qui contiennent des hallucinogènes, généralement de la psilocybine et de la psilocine. Lorsqu’une personne prend des champignons magiques, elle voit, entend ou ressent des choses qui ne sont pas vraiment là. Une personne qui consomme des champignons magiques peut également ressentir d’autres effets, comme de l’anxiété, de la peur, des nausées et des spasmes musculaires. La consommation de champignons magiques n’entraîne pas habituellement les troubles liés à la consommation.» (Santé Canada)

Le Caporal-chef Joshua Alexander, un membre de la Force régulière du 407e Escadron de patrouille maritime, situé à la Base des Forces canadiennes Comox (C.-B.), fait face aux accusations suivantes :

  • Un (1) chef d’accusation de production de cannabis, contraire à l’alinéa 12(1)(B) de la Loi sur le cannabis, en vertu de l’article 130 de la Loi sur la défense nationale;
  • Un(1) chef d’accusation de possession d’une substance prévue à l’annexe III et contraire au paragraphe 4(1) de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, en vertu de l’article 130 de la Loi sur la défense nationale

L’enquête a commencé le 12 juillet 2019, à la suite de l’exécution d’un mandat de perquisition en lien avec une autre enquête au domicile du membre soupçonné. Les enquêteurs ont constaté la présence de drogues illicites et d’accessoires facilitant la consommation de drogues. L’accès au domicile a été restreint jusqu’à l’obtention d’un second mandat de perquisition, afin d’enquêter sur les articles illicites.

La personne qui fait l’objet d’une accusation est présumée innocente jusqu’à preuve du contraire. L’affaire suit maintenant son cours conformément au système de justice militaire et pourrait faire l’objet d’une cour martiale à une date et dans un lieu qui restent encore à déterminer.