18 ans pour l’attaque lors d’une soirée d’appréciation envers les militaires à Edmonton

La camionnette utilisée par l'homme qui a agressé un policier à l'arme blanche à Edmonton, au Canada, le 1er octobre 2017, et renversé ensuite quatre personnes.(Twitter/@IsrafilElRafa)
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Abdulahi Hasan Sharif, qui a été reconnu coupable d’avoir heurté un policier avec son véhicule avant de le poignarder à plusieurs reprises, à Edmonton, en Alberta en 2017, a été condamné à 18 ans de prison vendredi, rapporte La Presse Canadienne.

L’homme de 32 ans avait été reconnu coupable en octobre dernier de 11 chefs d’accusation, notamment pour tentative de meurtre, pour conduite dangereuse et pour avoir causé des lésions corporelles en fuyant les autorités.

L’homme pourrait aussi purger une peine supplémentaire pour avoir happé quatre piétons avec un camion cube lors d’une poursuite policière dans le centre-ville de la capitale albertaine samedi 30 septembre 2017 après un match de football.

Le drame s’était déroulé en deux temps. Une première attaque survenue près du Stade du Commonwealth où se déroulait un match de football des Eskimos d’Edmonton, dans le cadre d’une soirée d’appréciation envers les militaires et une deuxième quelques heures plus tard, lorsqu’intercepté, le suspect a de nouveau pris la fuite, percutant au passage quatre piétons.

Le match de football entre les Eskimos d’Edmonton et les Blue Bombers de Winnipeg avait pour thème la «soirée de remerciement pour les militaires canadiens». Le Chef d’état-major de la défense, le général Jonathan Vance, avait participé aux cérémonies d’avant-match. Plus de 800 jeunes scouts étaient alors attendus sur place et bon nombre d’entre eux devaient camper devant le stade.

Le Service de police d’Edmonton avait finalement réussi à arrêter l’homme d’Edmonton qui a frappé avec sa voiture et sévèrement poignardé un policier d’Edmonton qui faisait la circulation près du stade, puis délibérément frappé quatre piétons avec un autre véhicule plus tard ce même samedi soir.

Abdulahi Hasan Sharif. [Archives/GRC]

Demandeur d’asile d’origine Somalienne, l’homme avait fait l’objet d’une enquête de police en 2015 pour ses idées radicales. Il avait alors été entendu par les services de renseignement dans le cadre d’une enquête sur des menaces d’attaques par des personnes radicalisées aux idées djihadistes, mais il n’y avait pas de preuve suffisante pour le poursuivre avec des accusations de terrorisme, et il a été relâché.

Quand Abdulahi Hasan Sharif a été interpellé en 2017 après l’attaque au camion-bélier, il l’a été pour des chefs d’inculpation de terrorisme, mais ces motifs ont été abandonnés, «Une enquête pour terrorisme est complexe et vaste (…), cette enquête est toujours en cours et cela nous prendra du temps », avait alors expliqué la police fédérale.

Les procureurs de la Couronne avaient réclamé la peine maximale d’emprisonnement à perpétuité pour l’attaque ciblée contre un policier, en plus d’une peine de 20 ans à purger simultanément pour avoir fui les autorités et tenté de tuer des piétons.

Sharif, qui n’était pas représenté par un avocat à son procès, n’a pas témoigné, n’a pas appelé qui que ce soit à la barre et n’a fait aucune représentation sur sa sentence. La peine prononcée vendredi concerne seulement la tentative de meurtre contre le policier et le juge Paul Belzil n’a pas encore rendu sa décision sur les autres chefs d’accusation.