Les États-Unis vont retirer 4000 militaires d’Afghanistan

Des soldats américains dans la province afghane d'Helmand, le 27 août 2017. (AFP)
Temps de lecture estimé : 2 minutes

L’administration américaine va annoncer cette semaine son intention de retirer quelque 4000 soldats d’Afghanistan, ont rapporté des médias américains.

Des pourparlers ont repris il y a une semaine au Qatar entre les États-Unis et les talibans, mais ont été suspendus jeudi après une attaque près de la base aérienne américaine de Bagram en Afghanistan, qui a fait deux morts et des dizaines de blessés parmi les civils.

Près de 13 000 militaires américains sont actuellement déployés en Afghanistan, 18 ans après le déclenchement de l’intervention américaine, lancée quelques semaines après les attentats du 11 septembre 2001 pour renverser le régime des talibans qui abritait Al-Qaïda.

Citant trois anciens ou actuels responsables américains, NBC a affirmé samedi que l’administration Trump avait l’intention d’annoncer le retrait de 4000 militaires d’Afghanistan.

Deux sources ont indiqué que certaines troupes seraient redéployées plus tôt que prévu tandis que d’autres ne seraient pas remplacées au terme de leur mission.

Selon CNN, citant un responsable de l’administration, ce retrait pourrait être annoncé cette semaine, mais le « timing reste changeant ».

Un porte-parole de la mission Resolute Support, chargée d’aider les forces armées afghanes à assurer la sécurité dans leur pays, a déclaré qu’aucun ordre n’avait été reçu pour réduire le nombre de soldats américains.

« Nous restons pleinement déterminés à faire en sorte que l’Afghanistan ne serve plus jamais de refuge aux terroristes qui menacent les États-Unis, nos alliés ou nos intérêts », a-t-il déclaré à l’AFP.

Un projet d’accord quasiment scellé début septembre prévoyait un début de retrait progressif des soldats américains, principale revendication des talibans.  

En échange, ces derniers devaient s’engager à ne plus jamais laisser des « terroristes » agir depuis l’Afghanistan, et à entamer un dialogue inédit avec le gouvernement de Kaboul.

Le président Donald Trump a insisté le mois dernier sur le besoin d’un cessez-le-feu et a effectué une visite surprise à la base de Bagram le 28 novembre, rencontrant le président afghan Ashraf Ghani.

Un responsable du département d’État a indiqué dimanche à l’AFP que l’émissaire américain pour l’Afghanistan Zalmay Khalilzad, qui dirige les pourparlers avec les insurgés afghans, était de retour à Doha, mais il n’était pas clair quand les discussions avec les talibans pourraient reprendre.

Donald Trump, qui a annoncé le retrait des troupes américaines du nord de la Syrie, veut réduire le plus possible les déploiements de militaires militaires à l’étranger.