L’Ukraine veut être traitée «équitablement» par les États-Unis

Dmytro Kuleba aux côtés du secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg (à droite), à Odessa, au bord de la mer Noire, en octobre dernier. [AFP]
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Le vice-premier ministre ukrainien Dmytro Kuleba a demandé vendredi lors d’une visite à Washington à ce que son pays, au cœur de la procédure de destitution visant Donald Trump, soit traité «équitablement» par les États-Unis.  

Il s’agissait du premier déplacement dans la capitale américaine d’un haut responsable ukrainien depuis l’arrivée au pouvoir en mai du président Volodymyr Zelensky, bien que ce dernier ait rencontré Donald Trump en septembre en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.  

M. Kuleba, qui n’a pas rencontré à Washington de dirigeant américain de premier ordre, a affirmé que la procédure de destitution qui agite actuellement les États-Unis n’avait à aucun moment été abordée au cours de ses échanges.

«Personne ne m’en a parlé et, comme vous pouvez l’imaginer, je n’en ai pas parlé non plus», a-t-il dit à des journalistes.  

Donald Trump est accusé d’avoir fait pression sur l’Ukraine, en bloquant notamment une aide militaire cruciale pour ce pays en conflit avec la Russie, pour qu’elle enquête sur le démocrate Joe Biden, un de ses adversaires potentiels lors de la présidentielle de 2020.

«Tout ce que nous demandons à nos collègues de l’administration américaine est d’être traité équitablement», a déclaré M. Kuleba.

«Nous ne voulons pas être humiliés ou critiqués. Nous voulons simplement un regard juste et équilibré sur ce que l’Ukraine a accompli», a-t-il insisté.

Le vice-premier ministre ukrainien a par ailleurs salué le vote jeudi par la Chambre des représentants de sanctions contre le gazoduc russe Nord Stream 2, qui doit contourner l’Ukraine.  

«Il ne s’agit pas seulement de l’Ukraine, mais d’une question beaucoup plus vaste. Une question d’équilibre stratégique en Europe, une question de sécurité énergétique en Europe», a-t-il souligné, appelant le Sénat américain et le président Trump à ratifier les sanctions votées par la Chambre.