Bagdad: tir de roquettes sur une zone où se trouve l’ambassade américaine

Les forces américaines sur le toit de l'Ambassade américaine, à Bagdad, le 1er janvier. [Archives/AFP]
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Deux roquettes se sont abattues mercredi soir sur la Zone verte de Bagdad, où se trouve l’ambassade américaine, a indiqué à l’AFP un responsable des services de sécurité.

Des journalistes de l’AFP ont entendu deux explosions résonner dans le centre de Bagdad 24 heures après des tirs de missiles iraniens sur des bases abritant des soldats américains en Irak.

Il s’agit de la troisième attaque sur la Zone verte depuis qu’un drone américain a tué le général iranien Qassem Soleimani il y a cinq jours dans la capitale.

Mercredi, l’Iran a tiré des missiles sur des bases abritant des soldats américains en Irak en représailles à l’assassinat par Washington du général Qassem Soleimani, une riposte attendue qui n’a pour le moment pas entraîné la déflagration redoutée.

D’autant plus qu’il n’y a pas eu de victimes américaines, ni irakiennes à la suite des attaques, ce qui porte à croire que l’Iran, en évitant des morts américaines, se serait ainsi contenté d’une vengeance mesurée doublée d’une démonstration de force.

Ce qui explique que le président américain, Donald Trump, s’exprimant mercredi en fin de matinée depuis la Maison-Blanche et se félicitant qu’il n’y ait pas eu de victimes américaines après les frappes iraniennes sur des bases abritant des soldats américains en Irak, a écarté les représailles militaires et a plutôt annoncé que les États-Unis répondront par des sanctions économiques à l’encontre de l’Iran.

«Nous ne cherchons pas l’escalade ou la guerre, mais nous nous défendrons», avait abondé pour sa part Mohammad Javad Zarif, le chef de la diplomatie iranienne, affirmant que les représailles «proportionnées» de la nuit étaient «terminées».

Mais si la riposte iranienne est close, reste la «riposte irakienne», qui ne sera «pas moins importante», ont par contre promis les factions armées pro-Iran dans le pays. Elles se poursuivront jusqu’au «départ du dernier soldat américain», ont ajouté ces factions que Washington accuse d’être derrière les dizaines de roquettes qui ont déjà visé leurs soldats et leurs diplomates ces derniers mois.

*Avec AFP