La Mission de l’OTAN en Irak continuera et reprendra des activités d’entraînement de la Coalition

Le ministre canadien de la Défense à la réunion des ministres de la Défense des pays de l’OTAN à Bruxelles le 12 février. [Twitter/@HarjitSajjan]
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Le Canada et les ministres de la Défense des pays de l’OTAN ont conclu un accord de principe pour améliorer, en coopération et coordination avec le gouvernement irakien, la mission d’entraînement de l’OTAN en Irak, qui reprendra des activités d’entraînement aujourd’hui assurées par la Coalition.

Le travail commun pour prévenir la réémergence de Daech continue, a tweeté le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan.

Aujourd’hui, les ministres de la Défense ont abordé la situation dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord au sens large. Et ce que l’OTAN peut faire de plus pour contribuer à la stabilité et à la sécurité. Les conflits et les troubles dans ces régions du monde ont causé des souffrances indicibles, a indiqué le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg en conférence de presse au sortir de la réunion.

Des troubles qui ont alimenté la crise des réfugiés et des migrants et la menace du terroriste, d’ajouter M. Stoltenberg..

Reconnaissant le succès de la Coalition mondiale pour vaincre l’Etat islamique, qui est venu à bout du califat et libéré et les millions de personnes que ce groupe terroriste contrôlait autrefois, le secrétaire général a indiqué qu’à cette réunion du 12 février les ministres des pays alliés ont réaffirmé leur soutien à l’Iraq, mais ont convenu en principe de renforcer la mission de formation de l’OTAN.

Dans un premier temps, cela consistera à entreprendre certaines des activités de formation actuelles de la coalition pour, ensuite, explorer ce que l’OTAN pourra faire de plus, au-delà de cette première étape.

Le Canada a pour sa part deux missions en cours en Irak avec environ 500 soldats, si on compte les soldats de l’opération Impact dirigée par le brigadier-général Michel-Henri St-Louis, qui est la contribution canadienne à la coalition anti-djihadiste menée par les États-Unis, et les quelque 220 militaires canadiens qui œuvrent au sein de la Mission de l’OTAN que dirige à Bagdad la major-général Jennie Carignan.

La commandante de la Mission de l’OTAN en Irak, la général Jennie Carignan, rencontrait mardi 4 février le général Othman al-Ghanmi, Chef d’état-major des Forces irakiennes pour discuter de l’environnement actuel de sécurité et des prochaines étapes dans la poursuite des activités de la Mission de l’OTAN en Irak. [Twitter/@Comd_NMI]

Pendant que la mission de l’opération IMPACT se déroule sous l’égide de la Coalition anti-djhadistes dirigée par les États-Unis, visés par la grogne populaire depuis la frappe américaine qui a tué le général iranien Qasem Soleimani en visite à Bagdad, violant ainsi la souveraineté irakienne et amenant le Parlement à réclamer le départ des troupes étrangères, la mission dirigée à Bagdad par la major-général Carignan, qui a succédé à un autre canadien, le major-général Fortin, et qui s’est mise s’est mise en place il y a deux ans, se déroule sous l’égide de l’OTAN.

Sa mission est «d’aider à renforcer les Forces de sécurité irakiennes et les établissements d’instruction militaire de l’Irak, afin que les forces irakiennes puissent empêcher le retour de Daech, l’objectif final étant de faire en sorte que les militaires irakiens puissent assurer leur propre instruction, au lieu de se faire instruire par des militaires étrangers».

«Laissez moi être clair», a lancé Jens Stoltenberg, «L’OTAN est en Irak à l’invitation du gouvernement irakien. Et nous ne resterons en Irak que tant que nous serons les bienvenus. Parce que l’OTAN respecte pleinement la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Iraq. Tout ce que nous faisons se fera en étroite consultation et coordination avec le gouvernement irakien.»

«Je reste en contact étroit avec les dirigeants irakiens», a poursuivi le secrétaire général de l’OTAN, indiquant avoir des discussions constructives sur la voie à suivre pour la mission de l’OTAN en Irak.

Le Canada, quant à lui, s’était déjà dit déterminé à contribuer à l’établissement de la stabilité dans cette région. Les opérations de la Mission de l’OTAN en Irak se poursuivent même si la formation est en pause et hélicoptères continuent de voler et les mitrailleurs de porte aident à protéger contre toute menace pendant qu’ils accomplissent leurs missions, indiquait tout récemment la major-général Carignan, commandante de la Mission de l’OTAN, qui faisait aussi part lundi de «réunions très instructives avec les dirigeants Irakiens dans les écoles militaires que la Mission de l’OTAN en Irak soutient à Taji, dirigerants qu’elle remerciait de leur accueil chaleureux.

Les détails opérationnels ne sont probablement loin d’être tous arrêtés, et il faudra sans doute continuer à suivre de près l’évolution de la situation, mais, de plus en plus, tout semble indiquer une reprise de la Mission de l’OTAN en Irak pour bientôt.